5000 Lettres

No d'inventaire Année Date de classement De/A Correspondant-e (Nom Prénom Dates) Nombre de scan(s)
27 1686 23.04.1686 à Gernler Theodor (1670-1723)
52 1686 31.12.1686 à Anonyme 2
59 1687 27.05.1687 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
61 1687 02.06.1687 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
64 1687 31.08.1687 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
65 1687 17.09.1687 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
75 1687 24.10.1687 √† Merlat √Člie (1634-1705) 4
79 1687 11.11.1687 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
80 1687 28.11.1687 à Werenfels Peter I (1627-1703) 2
81 1687 28.11.1687 à Zwinger Johannes (1634-1696)
84 1687 09.12.1687 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
88 1688 12.01.1688 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
91 1688 27.01.1688 à Zwinger Theodor (1658-1724)
96 1688 23.03.1688 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
97 1688 01.04.1688 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
103 1688 25.05.1688 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
104 1688 08.06.1688 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
106 1688 15.06.1688 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
113 1688 14.08.1688 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)
119 1688 12.10.1688 à Gernler Johann Heinrich (1664-1747)

Lettre 27 de Jean-Alphonse Turrettini à Theodor Gernler

Genève ap.23.04.1686 [s.d.]

In more olim

Gernler a reproché à JA son attachement aux hypothèses cartésiennes qui, d'après lui, sont dénuées de fondement. En faisant cela, son ami a oublié qu'il vient de commencer la philosophie et qu'il serait téméraire de sa part de vouloir prendre position dans des disputes qui divisent les savants. Cela dit, il se demande pourquoi le sort de ceux qui embrassent les doctrines de Descartes devrait être lamentable. Il est vrai qu'il y a dans la métaphysique et dans la pneumatologie de Descartes des cho...

Lettre 27 de Jean-Alphonse Turrettini à Theodor Gernler

Genève ap.23.04.1686 [s.d.]


Minute autographe, adressée. Inédite. (L)
Archives de la Fondation Turrettini (Genève), 1/Gb.1.21.XIX [1/Gd.12.15]


In more olim


Gernler a reproch√© √† JA son attachement aux hypoth√®ses cart√©siennes qui, d'apr√®s lui, sont d√©nu√©es de fondement. En faisant cela, son ami a oubli√© qu'il vient de commencer la philosophie et qu'il serait t√©m√©raire de sa part de vouloir prendre position dans des disputes qui divisent les savants. Cela dit, il se demande pourquoi le sort de ceux qui embrassent les doctrines de Descartes devrait √™tre lamentable. Il est vrai qu'il y a dans la m√©taphysique et dans la pneumatologie de Descartes des choses qui sont contraires non seulement √† la raison mais aussi √† la foi orthodoxe (comme par exemple quand il met en doute l'existence de Dieu et fait consister l'essence de l'esprit dans la pure pens√©e) ; il est vrai √©galement que les partisans de Descartes ont avanc√© beaucoup de choses ridicules et impies qui vont au-del√† de la pens√©e de leur ma√ģtre. Il n'en demeure pas moins que ce philosophe qui, au dire de Des Marets dans son De abusu philosophi√¶ cartesian√¶, est l'un des ornements de ce si√®cle, a d√©couvert beaucoup de choses qui, dans le domaine de la nature, √©taient obscures. C'est pourquoi JA partage ce que dit ce th√©ologien quand il affirme que ceux qui d√©nient tout m√©rite √† Descartes sont anim√©s soit par la jalousie soit par l'ignorance. C'est pour cette raison que Gernler ne doit pas consid√©rer comme absurdes ou impies les doctrines d'un philosophe qui a re√ßu les √©loges d'un si grand th√©ologien. L'exp√©diteur passe ensuite √† la question des com√®tes dont son correspondant lui a parl√© dans sa derni√®re lettre. D'apr√®s Descartes, les com√®tes ne sont rien d'autre que des √©toiles fixes qui se sont d√©tach√©es du tourbillon au centre duquel elles se trouvaient et, traversant les tourbillons d'autres √©toiles, sont parvenues √† la surface du tourbillon solaire. Il ne faut donc pas consid√©rer comme absurde l'id√©e que JA avait avanc√©e selon laquelle certaines com√®tes rivalisent, en grandeur, avec des √©toiles fixes puisque certains philosophes d'aujourd'hui, et pas des moindres, consid√®rent justement les com√®tes comme des √©toiles fixes. Il n'avance pas cela comme quelque chose de vrai mais comme quelque chose de probable, non pas comme une opinion personnelle mais comme la doctrine de certains philosophes et de Descartes en particulier. Il t√Ęchera donc de r√©pondre aux objections de son correspondant en se servant des arguments de Descartes lui-m√™me. En premier lieu, Gernler se demande pourquoi le rev√™tement des com√®tes serait la cause de leur sortie du tourbillon. Descartes donne plusieurs explications √† cela. La premi√®re concerne la distinction qu'il faut faire dans les com√®tes entre la mati√®re qui les compose (qui est la m√™me) et la forme, le mouvement et les dimensions qui sont diff√©rents, de telle sorte qu'on peut √©tablir diff√©rentes sortes de com√®tes. La deuxi√®me a affaire aux lois du mouvement qui font que les corps ont tendance s'√©loigner de leur centre. La troisi√®me aux tourbillons. Il d√©veloppe amplement chacune de ces explications. Il se permet de ne pas r√©pondre √† la derni√®re question de Gernler qui aurait aim√© savoir s'il adh√®re ou pas au copernicanisme; comment pourrait-il prendre parti lui qui n'est qu'un jeune √©tudiant?

Adresse

[Suisse]


Lieux

√Čmission

Genève

Réception

Suisse

Conservation

Genève


Cités dans la lettre