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Lettre 4426 de Jacob Vernet à Jean-Alphonse Turrettini

Londres 17.11.1732 [06.11.1732 (v.s.)]

Quoi que j'aye

Vernet a écrit longuement à [Julie] Turrettini il y a quatre jours mais il a beaucoup de choses à dire à JA aussi et il lui doit une réponse pour sa lettre du 5 novembre; l'incluse que celle-ci contenait pour [Hans Heinrich II] Ott est tombée à propos puisque celui-ci était justement à table avec eux. Il a eu en effet l'amabilité de venir les voir et de séjourner quatre jours auprès d'eux, en partageant leur table et en les invitant une fois. C'est un bon ami que JA doit regarder comme tel et qu...

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Lettre 4426 de Jacob Vernet à Jean-Alphonse Turrettini

Londres 17.11.1732 [06.11.1732 (v.s.)]


Lettre autographe, signée. Inédite. (F)
Archives de la Fondation Turrettini (Genève), 1/Gd.V.1-II


Quoi que j'aye


Vernet a écrit longuement à [Julie] Turrettini il y a quatre jours mais il a beaucoup de choses à dire à JA aussi et il lui doit une réponse pour sa lettre du 5 novembre; l'incluse que celle-ci contenait pour [Hans Heinrich II] Ott est tombée à propos puisque celui-ci était justement à table avec eux. Il a eu en effet l'amabilité de venir les voir et de séjourner quatre jours auprès d'eux, en partageant leur table et en les invitant une fois. C'est un bon ami que JA doit regarder comme tel et qui lui est très dévoué. Il les a présenté à l'évêque de Durham [Chandler] qui se rappelle très bien de JA et qui leur a fait des civilités. Malheureusement il a dû les quitter aujourd'hui mais il a une très bonne connaissance du pays qui leur sera bien utile. Il a fait une visite à Lambeth et a confirmé qu'il ne fallait plus compter sur l'A[rchevêque, sc. Wake]. Ott lui a fait souvenir de montrer les comptes envoyés par JA à une personne qui est encore supérieure [Caroline Wilhelmina] et qui aurait mal pris de ne pas les voir. Il s'agit naturellement de l'affaire qui est en rapport avec la commission de Weber et d'[Auguste] de Trey. Ott a bien fait de se retirer; ce sont les importuns qui l'emportent. En fin de compte, il est content de sa situation et a sujet de l'être. Il voudrait qu'ils viennent le voir chez lui mais cela n'est pas praticable. Il faut qu'ils profitent au maximum de leur séjour à Londres et de toutes les personnes qu'ils doivent voir. La liste s'allonge chaque jour mais il faut attendre que la Cour soit de retour. Il se peut que tout cela prolonge de quelques jours leur séjour, les choses ne se font du reste pas très vite à Londres. Le fils de JA s'applique passablement à l'anglais, il commence à écouter et à lire ce qui concerne l'histoire et les affaires du pays. Il faut qu'il puisse en profiter et un mois de plus à Londres lui sera plus utile qu'un mois de plus en France. Ils ont été bien reçus par Thomas [I] Burnet qui leur a parlé très avantageusement du nom des Turrettini et de l'estime de son père [Gilbert I] et de ses frères [Gilbert II et William] pour JA. C'est un homme grand, gros et qui ressemble à ce que JA a raconté de son père. Il se propose de donner la suite des mémoires de son père [History of his own Time] en y joignant un abrégé de sa vie en tant qu'ecclésiastique et en tant qu'homme privé. Il ne lui reste que deux sœurs [Mary II et Elizabeth II], bien établies. Il songe à passer au barreau. [Jacques II] Eynard est ici; son oncle [Simon] a souhaité sa présence et il fera bien de ne pas abandonner la partie. Burnet a répondu vertement à lord Lansdowne qui avait critiqué les mémoires de son père [Remarks]. Eynard a appris à Vernet que le docteur Pritz était mort depuis quelques mois; c'est une perte. Vernet a donné ordre au docteur [Théodore II] Tronchin de négocier pour JA les gazettes contre les Journal des sçavans. Il transcrit ensuite la table et le prix que le docteur lui a indiqués. Le Traité de la Justification [de La Placette] paraît depuis huit jours; JA en recevra, comme convenu, une douzaine d'exemplaires. Au sujet des pistolets, Eynard avait compté sur Alléon pour les emporter et il a été supris d'apprendre qu'ils sont restés, par oubli, chez [Marc-André (?)] Sarasin qui s'est engagé à les renvoyer à JA par quelques messieurs rentrant de la foire de Leipzig. Bien que la visite à Lambeth n'ait abouti à rien, ils y retourneront pour respecter la bienséance. Vernet a trouvé ici deux amis, Grove [I] et [Henry] Pyniot, qui sont mariés et bien établis. Ils ont beaucoup parlé de Genève et bu à la santé de JA. Vernet a été heureux d'apprendre que JA se portait mieux ces vendanges-ci; il le remercie des lettres pleines d'affection qu'il lui a écrites. Il peut compter sur son dévouement. Il joint une lettre du ministre [Pierre] Harenc sur la communauté de Constantinople. En Angleterre, on parle de baisser encore l'intérêt des fonds publics;il faut qu'on compte beaucoup sur le crédit de la nation pour soumettre les gens à une telle épreuve. Ce crédit n'est fondé que sur les engagements pris par le Parlement et sur la foi publique qui n'est pas facilement violée dans le pays.

Adresse

[Genève]


Lieux

Émission

Londres

Réception

Genève

Conservation

Genève


Cités dans la lettre

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