63 Lettres

Lettre 3749 de Jean-Frédéric I Ostervald à Jean-Alphonse Turrettini

[Neuchâtel] 08 et 12.03.1727

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Ostervald envoie à JA une lettre destinée au primat [Wake] ; elle est en français de façon à ce que ce dernier puisse la lire à la princesse de Galles [Caroline Wilhelmina de Braunschweig-Lüneburg-Hanovre] s'il en a l'occasion, puisqu'il est certain qu'en dépit de tous les rescrits du roi [Friedrich Wilhelm I], on ne laissera pas les ecclésiastiques en repos. Leurs ennemis, aussi connus à Neuchâtel que JA l'est à Genève, se sont unis à nouveau contre les pasteurs et il est certain que le premier...

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[Neuchâtel] 08 et 12.03.1727


Lettre autographe. (F)
Bibliothèque de Genève, Ms fr 491 (f.56-58)

Budé, Lettres, III, p.178-179. Omissions.


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Ostervald envoie à JA une lettre destinée au primat [Wake] ; elle est en français de façon à ce que ce dernier puisse la lire à la princesse de Galles [Caroline Wilhelmina de Braunschweig-Lüneburg-Hanovre] s'il en a l'occasion, puisqu'il est certain qu'en dépit de tous les rescrits du roi [Friedrich Wilhelm I], on ne laissera pas les ecclésiastiques en repos. Leurs ennemis, aussi connus à Neuchâtel que JA l'est à Genève, se sont unis à nouveau contre les pasteurs et il est certain que le premier ministre à Berlin [d'Ilgen] fera payer aux pasteurs le fait d'avoir été déchargé des affaires concernant l'Église. À cela il faut ajouter que ceux qui sont contraires aux ministres ont la majorité dans le Conseil d'État de par les nominations faites par le baron de Strunkedé et que l'esprit d'irreligion ne fait que croître. Les députés [Jean-Louis Chouppard, David Vattel et Abraham II Perrot] devraient revenir au mois d'avril et on se flatte qu'après leur départ tout sera renversé. Quand ils arrivèrent à Berlin, ils furent très mal reçus par le premier ministre qui leur dit que le roi désapprouverait leur députation, pour laquelle ils n'avaient pas demandé de permission. Ces propos furent âprement démentis par Sa Majesté. Le même homme nourrit également une grande haine envers le maire de Neuchâtel [François de Chambrier] et envers son fils [Jean], envoyé du roi à la Cour de France. Ainsi on n'a aucune nouvelle de la lettre que le maire envoya au roi au moment de son rétablissement et qu'il lui fit acheminer par le baron d'Ilgen; celui-ci l'aura sûrement supprimée. Ce même baron a eu le projet de faire passer Neuchâtel sous le gouvernement du duc [Louis-Henri] de Bourbon; le roi l'a su et a écrit à Neuchâtel une lettre foudroyante contre les auteurs d'un tel projet. Et pourtant le parti de Neuchâtel favorable à cette idée a gardé des relations privilégiées avec les favoris du baron de Strunkedé. Ostervald n'a pas pu entrer dans tous ces détails dans sa lettre à l'archevêque; JA dira à celui-ci ce qu'il jugera opportun. Il joint une copie de la lettre du roi de Prusse à la Compagnie. Le jeune [Henri] Pury a été bien hardi d'écrire à la Compagnie de Genève et celle-ci a bien fait de ne pas lui répondre et de lui faire dire par Dentand ce que JA a marqué à Ostervald. La Compagnie de Neuchâtel lui a refusé le témoignage qu'il demandait pour pouvoir s'en aller; l'affaire le concernant sera traitée au mois de mai. Le jeu fait à Neuchâtel autant de mal qu'à Genève; Ostervald ne sait pas si à Genève aussi on reproche aux ministres, comme on le fait à Neuchâtel, de s'adonner eux-mêmes à cette activité. Cet état de fait doit les empêcher de prêcher contre cette occupation. Il est malaisé de les censurer dans la Compagnie puisque la nouvelle génération entraîne la pluralité des suffrages; il est étonnant que des ministres du Seigneur aient de telles pratiques. La religion et le ministère déclinent de jour en jour; la plupart des ministres sont paresseux et ne cherchent qu'à se décharger; ils voudraient même qu'on éliminât presque tous les sermons. Le fils aîné d'Ostervald [Jean-Rodolphe II] est en convalescence. Il paraît que le nouveau professeur de théologie de Lausanne [Jean-Jacques Salchli] est un homme modéré mais coccéien déclaré. Dans un PS, Ostervald ajoute qu'il a dû retarder l'envoi de cette lettre n'ayant pas pu finir à temps celle pour l'archevêque. Il est maintenant certain que le ministre est en relation avec ceux qui voulaient aliéner le pays; on craint que tout cela ne dégoûte le roi du pays, qui lui donne davantage de préoccupations que ses autres États.

Adresse

[Genève]


Lieux

Émission

Neuchâtel

Réception

Genève

Conservation

Genève


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