28 Lettres

Lettre 3204 de Jean-Frédéric I Ostervald à Jean-Alphonse Turrettini

[NeuchĂątel] 20.05.1722 [20.05.]

Le Refugié Fleury

JA a demandé des renseignements sur un réfugié nommé Fleury, qui est effectivement à Neuchùtel depuis quelques années avec sa femme. Il dit appartenir à une grande maison mais on n'en sait rien; ce qui est sûr, c'est qu'il est un prosélyte et qu'il est arrivé dans un état de grande pauvreté. Il a gagné sa vie en écrivant et en copiant; depuis on lui a alloué une petite pension et de temps à autre il bénéficie de quelques distributions de charité. Quant à la petite-fille de sa femme, elle est réc...

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[NeuchĂątel] 20.05.1722 [20.05.]


Lettre autographe, signée, adressée. (F)
BibliothÚque de GenÚve, Ms fr 490 (f.108-109)

Gretillat, Ostervald, p.XLVII, n°88. Datée du 20.05.1720 (?).


Le Refugié Fleury


JA a demandĂ© des renseignements sur un rĂ©fugiĂ© nommĂ© Fleury, qui est effectivement Ă  NeuchĂątel depuis quelques annĂ©es avec sa femme. Il dit appartenir Ă  une grande maison mais on n'en sait rien; ce qui est sĂ»r, c'est qu'il est un prosĂ©lyte et qu'il est arrivĂ© dans un Ă©tat de grande pauvretĂ©. Il a gagnĂ© sa vie en Ă©crivant et en copiant; depuis on lui a allouĂ© une petite pension et de temps Ă  autre il bĂ©nĂ©ficie de quelques distributions de charitĂ©. Quant Ă  la petite-fille de sa femme, elle est rĂ©clamĂ©e par son pĂšre et mĂȘme par l'ambassadeur de France [Avaray] mais le gouvernement n'a pas voulu l'accorder. Jusqu'Ă  prĂ©sent la conduite de Fleury a Ă©tĂ© bonne et personne ne s'en est plaint. Il est vrai qu'il a connu souvent des moments Ă©conomiquement difficiles mais il aurait tort de dire qu'il n'a pas reçu de secours et qu'il a manquĂ© du nĂ©cessaire. Ostervald a parlĂ© avec un honnĂȘte homme de retour de Lausanne qui a racontĂ© que la plupart des messieurs qui semblaient rĂ©solus Ă  ne pas signer ont flĂ©chi. Ils ont acceptĂ© l'expĂ©dient d'un dĂ©putĂ© de Berne [Johann Rudolf Tillier] qui leur a dit que, Ă  son retour Ă  Berne, il essayerait d'obtenir qu'on dĂźt que le Consensus n'Ă©tait pas une rĂšgle de foi et que la signature reviendrait Ă  dire "contrarium non docebo". Il y a pourtant des ministres qui n'acceptent pas cela et il semble que la condescendance de ceux qui ont acceptĂ© a produit un mauvais effet, en scandalisant la meilleure partie de l'Église. Ostervald suspend son jugement pour le moment mais pense que la fermetĂ© pourrait amener un adoucissement alors que, si on cĂšde, on aura l'affermissement du Consensus au grand scandale des luthĂ©riens. Il a quand mĂȘme de la peine Ă  croire que les choses soient telles qu'on les lui a dites. Ostervald fait parvenir Ă  JA une lettre de leur ami commun [Johann Baptista Ott] qui prĂ©fĂšre, encore une fois, se servir de ce canal pour ne pas montrer au bureau qu'il Ă©crit Ă  JA. À BĂąle, on est trĂšs ferme: un ministre [Johann Heinrich Gernler] qui a publiĂ© un sermon sur la prĂ©destination [Die Lehre] clame haut et fort qu'il ne souffrira jamais qu'on parle de signature. Depuis qu'il a terminĂ© sa lettre, Ostervald a su qu'on avait signĂ© Ă  Lausanne d'une maniĂšre qui faisait tort Ă  ces Messieurs.

Adresse

GenĂšve


Lieux

Émission

NeuchĂątel

RĂ©ception

GenĂšve

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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