63 Lettres

Lettre 2941 de Jacques Basnage Ă  Jean-Alphonse Turrettini

[Hollande] 22.06.1719 [22.06.]

le sermon que vous

Basnage remercie JA de lui avoir envoyé son Sermon [1719], dont il a admiré l'éloquence naturelle et l'extrême simplicité. Le fils [Jean-Louis] de [Claude (?)] Claparède, que son correspondant lui a recommandé, est doux, aimable et se conduit comme il faut. Il espère qu'on trouvera une occasion favorable pour le placer. Il croit qu'on ne lui fait pourtant pas de tort en le laissant approfondir ses études, ce qui lui permettra aussi de se faire à ce qu'on appelle ici le "fardeau de la prec...

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Lettre 2941 de Jacques Basnage Ă  Jean-Alphonse Turrettini

[Hollande] 22.06.1719 [22.06.]


Lettre autographe, signée. (F)
Archives de la Fondation Turrettini (Genève), 1/Gd.B.10

Budé, Lettres, I, p.149-152.


le sermon que vous


Basnage remercie JA de lui avoir envoyé son Sermon [1719], dont il a admiré l'éloquence naturelle et l'extrême simplicité. Le fils [Jean-Louis] de [Claude (?)] Claparède, que son correspondant lui a recommandé, est doux, aimable et se conduit comme il faut. Il espère qu'on trouvera une occasion favorable pour le placer. Il croit qu'on ne lui fait pourtant pas de tort en le laissant approfondir ses études, ce qui lui permettra aussi de se faire à ce qu'on appelle ici le "fardeau de la precherie". Basnage, qui est un théologien pacifique et tolérant, aimerait voir la lettre dans laquelle l'archevêque de Cantorbéry [Wake] raconte comment on a apaisé les disputes sur la grâce. Il conçoit mal qu'en Angleterre on puisse laisser subsister les 39 articles et qu'on croie vivre et prêcher en parfaite tranquillité. C'est ce que Basnage a[vait?] écrit à Gilbert [I] Burnet; il a[vait] beaucoup apprécié la modération de son ouvrage mais il ne pouvait pas partager l'idée qu'on puisse signer de bonne foi la confession anglicane pour jouir des revenus et des dignités ecclésiastiques. C'est entrer dans le ministère par un faux serment et le fait de dissimuler ses réserves est une conduite jésuitique. Basnage aime la sincérité dans la foi et n'a jamais approuvé les distinctions du fait et du droit. Dans les Provinces-Unies la question [de la grâce] ne soulève plus de discussions et les autorités politiques n'y prennent aucun intérêt. Il lui semble du reste très difficile de trouver un consensus sur une telle question (qui est née avant le christianisme même quand les païens agitaient la question de la providence) à propos de laquelle il faut chercher les voies de la douceur et d'une tolérance charitable qui ne violente ni l'esprit ni la conscience. On sait que le parti faible demande toujours la douceur et le parti triomphant se sert de son pouvoir pour écraser les opposants. Il a fait tout ce qu'il a pu pour éviter qu'on examine les ministres envoyés de Genève mais le deuil qui a frappé sa famille, à savoir la perte du fils unique [Pierre] de son frère [Henri Basnage de Beauval], l'a empêché d'aller personnellement au synode soutenir les instructions de son Église; cependant Chion a fait de son mieux et il espère que les choses s'amélioreront de même que sur la question des Psaumes. Les souverains sont de cet avis mais les ministres d'Amsterdam ne tiennent pas ce qu'ils promettent. Il envoie à JA une instruction qu'on a rédigée en Hollande concernant les tentatives espagnoles pour séduire les protestants; il suggère qu'on l'imprime à Genève de façon à ce qu'on la distribue plus rapidement.

Adresse

[Genève]


Lieux

Émission

Hollande

RĂ©ception

Genève

Conservation

Genève


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