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Lettre 2833 de Jean-Alphonse Turrettini à William Wake

Genève 06.01.1718 [06.01.1718 (n.s.)]

Je ne saurois mieux

JA adresse à Wake ses vœux pour la nouvelle année; il espère que l'archevêque et le roi [George I] pourront œuvrer à réunir les esprits tant dans l'État que dans l'Église pour que, au lieu de s'entre-déchirer pour des choses souvent sans aucune importance, on puisse s'unir contre les ennemis communs. JA remercie son correspondant d'avoir bien reçus les bagatelles qu'il lui a envoyées [Orationes, 1711] et de lui avoir offert tous ses ouvrages. On y reconnaît les mêmes qualités de piété et...

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Lettre 2833 de Jean-Alphonse Turrettini à William Wake

Genève 06.01.1718 [06.01.1718 (n.s.)]


Lettre autographe, signée. (F)
Christ Church Library (Oxford), Arch. W. Epist.31 (53-54)

Extrait dans Sykes, Wake, II, p.196.


Je ne saurois mieux


JA adresse à Wake ses vœux pour la nouvelle année; il espère que l'archevêque et le roi [George I] pourront œuvrer à réunir les esprits tant dans l'État que dans l'Église pour que, au lieu de s'entre-déchirer pour des choses souvent sans aucune importance, on puisse s'unir contre les ennemis communs. JA remercie son correspondant d'avoir bien reçus les bagatelles qu'il lui a envoyées [Orationes, 1711] et de lui avoir offert tous ses ouvrages. On y reconnaît les mêmes qualités de piété et de charité de son prédécesseur, le grand Tillotson. L'élection d'un nouvel abbé de Saint-Gall [Rudolfi], après la mort de celui qui a causé tous les troubles [Bürdigger], fait espérer un accommodement plus facile. Pour la Savoie, on n'a rien pu obtenir jusqu'à maintenant, les dernières lettres des Cantons évangéliques étant restées sans effet. On est néanmoins infiniment reconnaissant au roi d'Angleterre de ce qu'il a fait. Il y a maintenant une autre affaire qui fait beaucoup de bruit dans la Suisse protestante et en particulier à Berne. Il y a une quarantaine d'années, on a établi un formulaire contre l'universalisme de Cameron et d'Amyraut et contre les opinions de Cappel sur le texte hébreu. Ce formulaire a mécontenté beaucoup de monde puisqu'il condamnait les sentiments de plusieurs réformateurs, largement répandus aujourd'hui en Angleterre et en Allemagne. Du reste, même indépendamment du contenu, plusieurs trouvèrent ce formulaire trop rigide, ne voulant pas qu'on gêne les consciences sur de telles matières que tout le monde reconnaît comme non essentielles au salut. Ainsi, il y a douze ans, la Compagnie de Genève en abolit la signature et se contenta d'imposer le silence sur de telles matières. Le roi de Prusse [Friedrich I] loua publiquement cette abolition dans une lettre [Epistola responsoria] qui se trouve dans le recueil de harangues de JA. À Lausanne, plusieurs trouvaient ce joug trop lourd et ne pouvaient se résigner à le souscrire qu'avec cette restriction "quatenus cum Scriptura convenit", ce qui était toléré. Mais récemment Messieurs de Berne ont demandé raison d'un tel relâchement à l'Académie qui s'en est justifiée en disant que cette restriction était parfaitement conforme aux principes des protestants; en même temps, ils ont envoyé un Mémoire [rédigé par Bergier] à LL.EE. de Berne pour montrer tous les inconvénients qu'il y a dans l'obligation de la signature. Les choses en sont là pour le moment et on attend la réponse de Berne. Il faut espérer qu'ils se relâcheront sur une chose qui a été la pierre d'achoppement de bien des gens, comme Burnet le dit dans ses voyages [Some letters]. JA a voulu informer Wake de tout cela pour que, si l'occasion se présente, il puisse faire bénéficier les théologiens suisses de ses sages conseils. Ces Messieurs doivent du reste écrire à Wake sur le sort des pauvres Vaudois du Piémont. Sans être importun, JA aimerait joindre ses prières aux leurs. Il est certain que sans l'aide des États protestants – comme jadis le firent la reine Marie [II] et le roi Guillaume [III] et ensuite la reine Anne [Stuart], ils ne pourront pas faire subsister leurs ministres. On a à Genève le comte [Armand-Louis] de Marsay, chargé des affaires du roi d'Angleterre en qualité d'Électeur de Hanovre. Sa femme [Madeleine] et lui sont des personnes de grand mérite et d'une rare piété; Madame, qui est la nièce du baron de Bernstorff, a une vénération spéciale pour Wake.

Adresse

[Angleterre]


Lieux

Émission

Genève

Réception

Angleterre

Conservation

Oxford


Cités dans la lettre

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