46 Lettres

Lettre 2825 de Jean-Frédéric I Ostervald à Jean-Alphonse Turrettini

[Neuchâtel] 09(?).12.1717

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Ostervald remercie JA de l'intérêt qu'il prend à sa famille; son cadet [Samuel] est actuellement à la cour. On lui a offert l'emploi qu'il a maintenant et Ostervald a insisté pour qu'il l'accepte, car il estime qu'il est bon que les jeunes s'occupent tôt des affaires. Il fait ses vœux pour l'avenir du fils de JA [Marc] que celui-ci destine au ministère. Guinand a écrit à Ostervald et à la Compagnie pour justifier son changement; le tout se réduit à quelques objections de missionnaire et surtout...

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[Neuchâtel] 09(?).12.1717


Lettre autographe, adressée. (F)
Bibliothèque de Genève, Ms fr 490 (f.119-120)

Extraits dans Gretillat, Ostervald, p.XLII-XLIII, n°82, datés du 01.12.1717.


Je vois par votre


Ostervald remercie JA de l'intérêt qu'il prend à sa famille; son cadet [Samuel] est actuellement à la cour. On lui a offert l'emploi qu'il a maintenant et Ostervald a insisté pour qu'il l'accepte, car il estime qu'il est bon que les jeunes s'occupent tôt des affaires. Il fait ses vœux pour l'avenir du fils de JA [Marc] que celui-ci destine au ministère. Guinand a écrit à Ostervald et à la Compagnie pour justifier son changement; le tout se réduit à quelques objections de missionnaire et surtout à l'accusation de schisme et au défaut de vocation dans les Réformateurs et dans les ministres. Ostervald n'a pas voulu entrer en dispute avec lui mais on s'est limité à lui faire sentir son ignorance, surtout là où il dit que l'Église du IIIe siècle devrait servir de modèle et qu'on servait à cette époque là Dieu de la même manière que le font aujourd'hui les catholiques. S'il connaissait tant soit peu l'histoire ecclésiastique, il ne dirait pas de telles choses. La lettre qu'il a écrite a sûrement été vue à Paris. On a dit à Ostervald qu'à Lausanne on était toujours ferme à rejeter le Consensus. Lorsque R[udolf] parut devant le Sénat de B[erne], en faisant la représentation qui a donné lieu aux lettres que le Souverain a envoyées à Lausanne, il a pleuré et fait pleurer plusieurs personnes, signe qu'il a bon cœur. Il faudrait seulement que le zèle fût accompagné de connaissances. Ostervald est sûr qu'on imposera à nouveau à Berne et à Zurich des signatures; ailleurs on ne voudra pas de ce joug et ainsi des divisions se produiront, ce qui donnera lieu aux catholiques de dire que les protestants ne sont jamais unis. Ostervald sait qu'on n'est pas content de lui à Berne parce qu'il n'a pas voulu désavouer par un écrit public l'apologie [Lettre à un ami] de son Catéchisme contre laquelle Naudé a écrit [Lettre apologétique réfutée]. Il en est fâché mais il n'y avait rien d'autre à faire. [Samuel] Scheurer de Berne a été à Londres et a été fait membre de la Société, de même que [Jean III] Sarasin, tous deux sur proposition de l'archevêque [Wake]. Il transcrit un passage d'une lettre sur ce sujet dans laquelle l'expéditeur dit que Scheurer donne dans le coccéianisme et que du reste celui-ci domine à Berne. Effectivement Ostervald déplore cette situation qui ouvre la voie à tous les fanatismes et à tous les piétismes; si les théologiens s'occupaient de choses vraiment importantes, on n'entendrait plus parler de coccéianisme ni de Consensus. [Samuel] Werenfels se porte bien; il s'attend à ce qu'on leur écrive de Berne au sujet du Consensus mais on ne trouvera pas à Bâle ce qu'on cherche.

Adresse

Genève


Lieux

Émission

Neuchâtel

RĂ©ception

Genève

Conservation

Genève


Cités dans la lettre

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