143 Lettres

Lettre 2606 de Jean I Barbeyrac Ă  Jean-Alphonse Turrettini

Lausanne 21.07.1715

Je n'ai eu

Barbeyrac n'a rien appris des imprimeurs genevois au sujet de son Discours [sur la permission des lois] ; le paquet va peut-être arriver par le bateau; il remercie JA de la peine qu'il s'est donnée de réviser les dernières épreuves. Il lui donne la liste des personnes à Genève auxquelles il faudrait remettre un exemplaire, outre naturellement tous ceux que JA voudra prendre pour lui-même et pour ses proches; il s'agit des professeurs [Antoine I] Léger, [Bénigne] Mussard, [Jean-Anto...

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Lausanne 21.07.1715


Lettre autographe, signée, adressée. Inédite. (F)
Bibliothèque de Genève, Ms fr 484 (f.182-183)


Je n'ai eu


Barbeyrac n'a rien appris des imprimeurs genevois au sujet de son Discours [sur la permission des lois] ; le paquet va peut-être arriver par le bateau; il remercie JA de la peine qu'il s'est donnée de réviser les dernières épreuves. Il lui donne la liste des personnes à Genève auxquelles il faudrait remettre un exemplaire, outre naturellement tous ceux que JA voudra prendre pour lui-même et pour ses proches; il s'agit des professeurs [Antoine I] Léger, [Bénigne] Mussard, [Jean-Antoine] Gautier, [Étienne] Jallabert; du ministre [Ézéchiel (?)] Gallatin; du médecin [Jacques] Chenaud; des conseillers [Jacob] de Chapeaurouge, [Jean-Pierre ou Marc-Conrad] Trembley, Grenus, [Daniel] Le Clerc et [Jean-Louis] Chouet; du syndic [Abraham] Mestrezat ; du premier syndic [Jean-Robert] Chouet; de P[ictet, Bénédict (?)] ; et enfin d'[Antoine] Rouvière, de Cambiague, et d'Abauzit. Il en faut compter un aussi pour l'abbé [Joachim] Le Grand. Il a reçu depuis peu la Bibliotheca antiqua[ria] de Fabricius et il partage l'avis de JA sur ce genre d'entreprises; il reconnaît néanmoins que parmi les auteurs de ce genre de recueils, Fabricius est parmi ceux qui ont davantage de jugement. Il a reçu également du même auteur le Menologium et, de Böhmer, les Dissertationes juris ecclesiatici. Ce dernier auteur est le même que celui qui a publié il y a quelques années le De Concordia sacerdotii et imperii avec des notes [Selectæ disserationes]. Il espérait recevoir quelque chose de Hollande par le biais de [Pierre] Humbert; mais il n'en est rien, ni pour les lettres de [Charles] de La Motte ni pour les épreuves de son Tillotson [Sermons, 1716]. Il est heureux d'apprendre que le Nouveau Testament de Berlin sera finalement imprimé [Amsterdam, 1718] ; de Beausobre, un des auteurs de cette version, quitte Berlin pour aller à Hambourg, où il a été appelé. C'est par dépit, à cause des démêlés que les ministres de cette ville ont eus avec l'Église au sujet de la répétition des prédications; son fils [Charles-Louis], pasteur lui-aussi, quitte sa place pour suivre son père. L'Église, dont il avait la charge, à un mille de Berlin, sera desservie par Pelloutier, qui a été dans le temps à Genève. Un autre ministre de Berlin, [Pierre II (?)] Vincent, est mort, de même que le juge [Charles] Ancillon, frère du ministre [David II]. [Étienne] Chauvin aussi a perdu sa femme. Il est bon que Lenfant, qui est brouillé avec [Jean] Le Clerc au sujet des lettres de Bayle qu'il a données, songe à donner des œuvres posthumes de Baux, qui était un très beau génie. Mais au sujet de ses lettres, il faudra faire un choix, si l'on ne veut pas trop chagriner des personnes vivantes; il se trouvera des gens, comme Marchand, qui se feront un plaisir de tirer le rideau. Barbeyrac n'a trouvé, parmi ses papiers, que deux lettres de Baux puisque celui-ci ne s'est absenté que très peu de temps de Berlin et donc les occasions de s'écrire ont manqué. Mais les deux qu'il a trouvées ne peuvent pas être publiées, pour les raisons qu'il vient de dire. Il les enverra néanmoins à JA si celui-ci le souhaite. C'est Lenfant qui devrait en posséder le plus grand nombre. Il a chargé [Jean (?)] Duclerc, qui était son compatriote, d'en chercher d'autres. Pour ce qui est des nouvelles littéraires de Genève, que JA lui a dit avoir été envoyées à La Haye, Barbeyrac n'en a pas pris garde même s'il est vrai qu'il n'a pas encore regardé le Journal littéraire de cette année. Il paraît qu'on publie à La Haye une nouvelle gazette littéraire chez Du Sauzet [Nouvelles littéraires]. Si [Antoine I] Maurice voulait vraiment imprimer son Hérodote, il ferait mieux d'attendre les deux qui doivent paraître, à Leyde par Gronovius et à Leipzig par Bergler. Mais peut-être en est-il d'Hérodote comme de l'Épictète, annoncé par Reeland sur la foi de certains marchands de Genève, alors qu'il ne s'agissait que d'un cours donné par Maurice sur cet auteur dont on a cru qu'il voulait le faire imprimer. Barbeyrac aimerait que ce qu'on dit de l'histoire ecclésiastique de JA soit vrai et qu'on puisse voir au moins l'abrégé.

Adresse

Genève


Lieux

Émission

Lausanne

RĂ©ception

Genève

Conservation

Genève


Cités dans la lettre

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