277 Lettres

Lettre 1840 de Jean-Frédéric I Ostervald à Jean-Alphonse Turrettini

[NeuchĂątel] 24.09.1707

Je vous envoyai hier

Le jour prĂ©cĂ©dent, Ostervald a envoyĂ© Ă  GenĂšve quatre exemplaires de son TraitĂ© contre l'ImpuretĂ©, pour JA, [Jean] Sartoris, Ingrand et [Étienne] Jallabert. Il a Ă©tĂ© heureux d'apprendre le lent rĂ©tablissement de son correspondant. Les affaires de GenĂšve sont terminĂ©es pour le moment; il faudra voir s'il ne s'agit pas d'un feu cachĂ© sous la cendre. Il y a des gens qui rĂ©pandent Ă  NeuchĂątel des choses injurieuses sur le Magistrat genevois. Quant Ă  Ostervald, il admire les jugements de Dieu...

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[NeuchĂątel] 24.09.1707


Lettre autographe, adressée. (F)
BibliothÚque de GenÚve, Ms fr 489 (f.210-212)

Extrait dans Budé, Lettres, III, p.62-63.


Je vous envoyai hier


Le jour prĂ©cĂ©dent, Ostervald a envoyĂ© Ă  GenĂšve quatre exemplaires de son TraitĂ© contre l'ImpuretĂ©, pour JA, [Jean] Sartoris, Ingrand et [Étienne] Jallabert. Il a Ă©tĂ© heureux d'apprendre le lent rĂ©tablissement de son correspondant. Les affaires de GenĂšve sont terminĂ©es pour le moment; il faudra voir s'il ne s'agit pas d'un feu cachĂ© sous la cendre. Il y a des gens qui rĂ©pandent Ă  NeuchĂątel des choses injurieuses sur le Magistrat genevois. Quant Ă  Ostervald, il admire les jugements de Dieu qui s'exercent, dans cette vie, sur ceux qui provoquent des sĂ©ditions et s'opposent Ă  l'autoritĂ© lĂ©gitime et sur les impies qui attaquent la divinitĂ©, tel qu'Ă©tait [Pierre] Fatio. On a Ă©tĂ© surpris d'apprendre qu'on ait Ă©crit de deux endroits Ă  GenĂšve de façon si cordiale sur ces affaires. Pour ce qui concerne les affaires de NeuchĂątel, Ostervald aurait beaucoup de choses Ă  dire s'il pouvait parler de vive voix avec JA. Il se limitera Ă  dire 1) qu'il faut agir avec prudence 2) qu'une fois qu'on a assurĂ© la religion par les articles dont on est convenu et le bien de la patrie, il faut rendre justice Ă  celui Ă  qui elle appartient. JA doit garder cela pour lui seul et n'en rien Ă©crire Ă  NeuchĂątel. Tout le monde doit souhaiter qu'on se serve de voies justes et de moyens lĂ©gitimes. Cela fait quinze jours qu'il n'a pas vu [David II] Ancillon, qui, paraĂźt-il, visite les montagnes et y a mĂȘme prĂȘchĂ©. Tout cela s'est fait Ă  l'insu d'Ostervald. On se plaint de l'expĂ©diteur mais sans fondements; il est parfaitement en paix avec sa conscience. On n'en est encore qu'aux prĂ©liminaires: on en est Ă  la question de savoir si on jugera d'abord la maison de Chalons pour laisser ensuite les prĂ©tendants de la maison de Longueville se disputer entre eux. On doit encore dĂ©cider ce qui de la ligne, du degrĂ© ou de la donation doit l'emporter. Il faut qu'Ă  propos des nouvelles qu'Ostervald envoie Ă  JA au sujet de la succession, celui-ci garde le plus strict silence. Il a envoyĂ© son fils [Jean-Rodolphe II] Ă  BĂąle pour passer l'hiver sous [Samuel] Werenfels. Il raconte ensuite une affaire arrivĂ©e le matin mĂȘme aux États concernant [AndrĂ©] de Normandie qui, sous prĂ©texte de dĂ©fendre le comte [Ernst] de Metternich contre certains bruits qui prĂ©tendaient que celui-ci Ă©tait allĂ© la nuit solliciter les juges, avait mĂ©nacĂ© l'avocat de Madame de Soissons de lui faire donner des coups de bĂątons et que le comte ne le dĂ©savouerait pas. Or celui-ci a fait dire aux États que de Normandie avait agi de sa propre initiative et qu'il le dĂ©savouait. De Normandie a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  reconnaĂźtre devant toute l'audience qu'il avait mal agi, bien que les États eussent dĂ©clarĂ© que ces insolences auraient mĂ©ritĂ© la prison mais qu'on lui Ă©vitait cela pour de bonnes considĂ©rations. De Normandie a dĂ©campĂ© sans attendre la sentence et personne ne sait oĂč il est allĂ©; selon le bruit, le comte lui aurait ordonnĂ© de se retirer, n'ayant pas besoin de gens si vifs Ă  son service.

Adresse

GenĂšve


Lieux

Émission

NeuchĂątel

RĂ©ception

GenĂšve

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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