448 Lettres

No d'inventaire Année Date de classement De/A Correspondant-e (Nom Prénom Dates) Nombre de scan(s)
1082 1697 02.07.1697 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1125 1697 27.12.1697 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1240 1699 04.04.1699 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1260 1699 25.11.1699 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1287 1700 09.06.1700 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1305 1700 24.09.1700 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1309 1700 01.10.1700 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1310 1700 05.10.1700 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1313 1700 29.10.1700 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1330 1701 19.03.1701 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 8
1342 1701 29.06.1701 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 2
1347 1701 23.07.1701 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1362 1701 05.10.1701 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1380 1702 25.02.1702 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1399 1702 10.05.1702 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1420 1702 19.07.1702 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1448 1702 15.11.1702 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1449 1702 22.11.1702 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 6
1453 1702 13.12.1702 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 4
1462 1703 24.01.1703 de Ostervald Jean-Frédéric I (1663-1747) 6

Lettre 1769 de Jean-Frédéric I Ostervald à Jean-Alphonse Turrettini

[Neuchâtel] 26.03.1707 [26.03.170]

Je viens de recevoir vre

[David II] Ancillon devrait être arrivé maintenant. Ostervald partage pleinement l'opinion de JA sur la réunion des protestants et espère que le voyage d'Ancillon sera à ce propos profitable. Il est content que les députés de Zurich [Hans Jakob Ulrich et Johannes II Escher] soient en ce moment à Genève: Ulrich est un homme de mérite, il était venu à Neuchâtel en 1699 avec feu [David] Hess. Il avait étudié pour le ministère et peut beaucoup dans son Canton. Ostervald a déjà écrit à Zurich ce que...

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[Neuchâtel] 26.03.1707 [26.03.170]


Lettre autographe. (F)
Bibliothèque de Genève, Ms fr 489 (f.190-191)

Extrait dans Gretillat, Ostervald, p.XIX, n°35.


Je viens de recevoir vre


[David II] Ancillon devrait être arrivé maintenant. Ostervald partage pleinement l'opinion de JA sur la réunion des protestants et espère que le voyage d'Ancillon sera à ce propos profitable. Il est content que les députés de Zurich [Hans Jakob Ulrich et Johannes II Escher] soient en ce moment à Genève: Ulrich est un homme de mérite, il était venu à Neuchâtel en 1699 avec feu [David] Hess. Il avait étudié pour le ministère et peut beaucoup dans son Canton. Ostervald a déjà écrit à Zurich ce que JA lui indique à propos de la remarque qu'on a faite sur sa harangue. Il y a des esprits qu'on ne peut pas faire revenir de leurs préjugés. Il a appris que feu [Sagnol] de La Croix, jadis ministre à Morges mort à Berne, travaillait depuis peu à un ouvrage contre Ostervald; s'il n'était pas mort, celui-ci l'aurait eu à dos. Il ne faut pas se préoccuper de ce genre d'hommes. On parle beaucoup à Neuchâtel des troubles de Genève et Ostervald espère qu'ils n'auront pas de suite pour la République ni pour l'Église. JA peut beaucoup œuvrer pour adoucir les esprits. On lui écrit de Londres (mais cela doit rester pour le moment très confidentiel) que l'Université d'Oxford répond à l'Église de Genève et que cette réponse est bonne. L'Université d'Oxford est reconnaissante à Genève d'avoir accepté les excuses de l'évêque de Londres [Henry Compton]. Ces messieurs s'expriment sur les cérémonies et le gouvernement de l'Église anglicane d'une manière très douce pour eux, se limitant à dire que l'épiscopat a été instauré par les apôtres et par une autorité plus qu'humaine. Genève devrait recevoir bientôt cette lettre. Tout le monde s'impatiente de voir les dernières harangues de JA [De studiis emendandis; De eruditionis et pietatis nexu; De scientiarum vanitate]. Ostervald ne doute pas que [David II] A[ncillon] n'ait entrepris ce voyage pour les prétentions du roi de Prusse [Friedrich I] sur Neuchâtel même s'il ne le dit pas à Ostervald. Beaucoup de gens, connaissant les relations qui existent entre Ancillon et Ostervald, disent qu'il est venu à cause de celui-ci. L'expéditeur en est peiné. JA connaît ses sentiments à l'égard du roi de Prusse et Ostervald est convaincu qu'il ferait beaucoup de bien au pays. Mais il est encore tôt pour se prononcer dans cette affaire [de la succession de Neuchâtel] puisque le prince [Marie de Nemours] est encore vivant; et, du reste, il est tout à fait imprudent, compte tenu du voisin redoutable qui en serait indigné. Si chacun commence à prendre position maintenant, le moment venu tout le monde sera divisé et les uns suspects aux autres. Après ce qui s'est passé en 1699, la division apparaît comme le pire des dangers. Il faut procéder avec ordre et examiner toutes les raisons avant de se prononcer. Mais les ministres, qui sont appelés à prêcher la paix, ont un devoir de plus puiqu'ils ne doivent pas être engagés dans l'un ou l'autre parti, quitte à perdre la confiance du peuple. Il ne faut pas qu'on les presse ni qu'on agisse de façon prématurée. Ce discours est d'autant plus valable pour Ostervald que tous les regards sont rivés sur lui; jusqu'à présent, il n'a rien fait qui sente l'esprit de parti et il espère continuer ainsi. C'est pourquoi le voyage d'Ancillon lui fait un tort infini puisqu'on dit qu'il est venu pour lui. Il a ouvert son cœur, une fois pour toutes, à JA mais il croit avoir déjà exprimé les mêmes choses à son ami et à de Cambiague lors de son voyage à Genève. Il faut que JA fasse comprendre à Ancillon que son voyage peut compromettre ses amis et que le moins il s'arrêtera à Neuchâtel et le mieux cela vaudra. C'est avec regret qu'il se prive du plaisir de revoir un ami mais il en va de son ministère; ils ont lancés des foudres contre ceux qui prenaient parti pour le prince de Conti ou pour d'autres et ont recommandé sans cesse l'union de la Compagnie. Dans de telles conditions, il n'est pas pensable que lui-même puisse prendreposition ou seulement faire des démarches qui donnent lieu au moindre soupçon. Il aimerait mieux quitter le ministère que de faire du tort à son Église. L'évêque de Salisbury [Gilbert I Burnet] lui a écrit sur ce sujet et Ostervald lui a répondu à peu près dans ces mêmes termes.

Adresse

[Genève]


Lieux

Émission

Neuchâtel

Réception

Genève

Conservation

Genève


Cités dans la lettre

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