262 Lettres

Lettre 1766 de Samuel Werenfels Ă  Jean-Alphonse Turrettini

BĂąle 12.03.1707

Literas. quibus pro

Werenfels pense que JA a certainement reçu la lettre dans laquelle il le remerciait de lui avoir dĂ©diĂ© son excellent discours De scientiarum vanite et prĂŠstantia. Une nouvelle occasion d'Ă©crire Ă  JA lui est fournie par un jeune Écossais qui est candidat au ministĂšre et s'appelle Samuel [II] Haliday, fils d'un pasteur [Samuel I] qui exerce parmi les presbytĂ©riens. Or il se trouve qu'il attend depuis un certain temps une lettre de son pĂšre, qui le croit dĂ©jĂ  Ă  GenĂšve, et demande Ă  JA et Ă  [...

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BĂąle 12.03.1707


Lettre autographe, signée, adressée. (L)
Archives de la Fondation Turrettini (GenĂšve), 1/Gd.W.3-II

Hermanin, Werenfels, p.328-330. Budé, Lettres, III, p.418-420. Traduite en français. Omissions.


Literas. quibus pro


Werenfels pense que JA a certainement reçu la lettre dans laquelle il le remerciait de lui avoir dĂ©diĂ© son excellent discours De scientiarum vanite et prĂŠstantia. Une nouvelle occasion d'Ă©crire Ă  JA lui est fournie par un jeune Écossais qui est candidat au ministĂšre et s'appelle Samuel [II] Haliday, fils d'un pasteur [Samuel I] qui exerce parmi les presbytĂ©riens. Or il se trouve qu'il attend depuis un certain temps une lettre de son pĂšre, qui le croit dĂ©jĂ  Ă  GenĂšve, et demande Ă  JA et Ă  [BĂ©nĂ©dict] Pictet de la garder. Depuis sa derniĂšre lettre Ă  JA, Werenfels est tombĂ© sur un livre de Jaquelot contre Bayle, Ă  savoir l'Examen de la thĂ©ologie de Mons. Bayle; c'est grĂące Ă  cette lecture qu'il a pu comprendre pleinement le but et le sens de ce que l'expĂ©diteur dit dans son dernier discours [De eruditionis et pietatis nexu] aux pages 13-14. Il aimerait que JA ait l'occasion de s'exprimer plus amplement sur ce sujet. On dĂ©fend en effet non pas la cause des hommes mais celle de Dieu quand on rĂ©clame la libertĂ© humaine de telle sorte qu'ils soient reconnus coupables quand il font le mal. Mais il faut reconnaĂźtre que beaucoup d'hommes, mĂȘme estimables, disent ce que cet esprit ingĂ©nieux a dit d'une maniĂšre dĂ©testable contre la religion. En effet la prĂ©dĂ©termination physique, enseignĂ©e en tant d'Ă©coles, diffĂšre peu de l'opinion de Bayle. Il semble Ă  Werenfels que toute la religion dĂ©pend de l'assertion que Dieu a pu crĂ©er et a crĂ©Ă© en effet des ĂȘtres capables de se dĂ©terminer, grĂące aux forces qu'il leur a donnĂ©es, Ă  faire une chose plutĂŽt qu'une autre, sans quoi tomberait toute distinction entre le bien et le mal moral et le systĂšme par lequel Dieu paraĂźt gouverner le monde par le biais des lois qu'il donne et qu'il accompagne de promesses et de menaces ne serait qu'une pure comĂ©die. Dans un tel cas en effet, il n'y aurait plus aucune distinction entre les crĂ©atures qui seraient gouvernĂ©es par Dieu d'une maniĂšre physique, comme le pilote dirige le navire avec le gouvernail. Quelle idĂ©e devrait-on avoir d'un Dieu qui dĂ©fend Ă  l'homme certaines actions sous peine de la damnation Ă©ternelle et en mĂȘme temps le pousse physiquement Ă  cette mĂȘme action?

Adresse

GenĂšve


Lieux

Émission

BĂąle

RĂ©ception

GenĂšve

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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