63 Lettres

Lettre 1750 de Jean-Frédéric I Ostervald à Jean-Alphonse Turrettini

[Neuchâtel] 06.12.1706

Je vous ai marqué

Ostervald, qui a envoyé un papier à part à JA, demande à celui-ci de lui dire très sincèrement, sans rien lui cacher, ce qu'il pense de son Traité [contre l'impureté] ; si son jugement est négatif, il est prêt à renoncer à la publication. Toute suggestion sera la bienvenue et JA pourra la marquer dans la marge. Il le prie d'examiner tout particulièrement la préface dans laquelle il a peur d'avoir été trop long. Il le prie aussi de vérifier la citation de Platon de la page 42 puisqu...

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[Neuchâtel] 06.12.1706


Lettre autographe. (F)
Bibliothèque de Genève, Ms fr 489 (f.160-162)

Budé, Lettres, III, p.44-49. Mélange de deux lettres, l'une datée du 06.12.1706 et l'autre non datée. Datée arbitrairement du 01.12.1706.


Je vous ai marqué


Ostervald, qui a envoyé un papier à part à JA, demande à celui-ci de lui dire très sincèrement, sans rien lui cacher, ce qu'il pense de son Traité [contre l'impureté] ; si son jugement est négatif, il est prêt à renoncer à la publication. Toute suggestion sera la bienvenue et JA pourra la marquer dans la marge. Il le prie d'examiner tout particulièrement la préface dans laquelle il a peur d'avoir été trop long. Il le prie aussi de vérifier la citation de Platon de la page 42 puisqu'il n'a pas l'ouvrage; il ne sait pas si JA approuvera les autres citations, surtout celle de la page 95 qu'il voudrait laisser tomber. Il a supprimé, de peur de trop grossir l'ouvrage, un certain nombre de réflexions, comme celles sur le passage de la femme adultère qui ne doit pas être interprété comme une justification de l'adultère. De même sur la chasteté, il aurait pu s'arrêter plus longuement sur les moyens de l'acquérir mais il ne l'a pas fait parce que ce sont des considérations qui concernent la piété en général. Du reste il travaille depuis longtemps à une suite de son Traité des sources de la corruption qui porterait sur les conseils concernant la piété. Il n'y a pas d'apparence qu'il donne cet ouvrage une fois au public. Il a peur aussi que dans les exhortations aux pécheurs, il se soit trop rapproché d'un sermon mais [Charles] Tribolet soutient qu'il le faut dans un ouvrage destiné à l'usage du peuple. Ostervald remercie JA de ce qu'il a fait pour l'affaire Bonstetten; la parenté de ce monsieur est maintenant rassurée. Il est inquiet que les incommodités de JA l'aient obligé à se mettre au lait d'ânesse. JA verra à Genève deux pasteurs piémontais, les frères [Cyprien et Paul I] Appia, qui ont passé à Neuchâtel, de retour d'Angleterre où ils sont restés neuf ans pour étudier et où ils ont été ordonnés par l'évêque de Londres [Henry Compton]. L'aîné a prêché et a donné grande satisfaction. Ils pourront faire beaucoup de bien dans leur pays et ils sont très bien intentionnés pour ce qui est du culte et de l'union avec l'Église anglicane. Ostervald leur a dit sa pensée là-dessus, en leur recommandant de ne pas exprimer publiquement leurs sentiments à Genève. Pour les affaires des Vaudois, il leur a conseillé de s'adresser à [Antoine I] Léger. L'aîné a le dessein de s'établir dans l'Église de Saint-Jean; Ostervald ne sait pas comment cela sera possible mais il semble que le jeune pasteur aura des affaires avec [Henri] Arnaud. Il le lui a déconseillé, car il n'aime pas les vocations qui sentent le parti. On lui a fait savoir d'Amsterdam que Jurieu était l'auteur du Philosophe de Rotterdam convaincu. L'auteur y affirme qu'il faut réfuter Bayle par la plus dure théologie; que celui-ci a gagné le parti orthodoxe, tant flamand que français, en écrivant contre [Jean] Le Clerc; que le magistrat ne voulait pas qu'on l'inquiétât et trouvait plutôt mauvaise l'attitude de Jurieu; qu'[Isaac] Jaquelot était mal vu par le gros des ministres. Voilà qui aurait ajouté un bel article à La religion des Hollandais de [Jean-Baptiste] Stoppa. [Pierre] de Joncourt, ministre de la Haye, a publié un petit livre contre la méthode des coccéiens pour l'explication des types [Entretiens sur les différentes méthodes d'expliquer l'Ecriture] qui fait grand bruit. Dans ses lettres à Ostervald, [David II] Ancillon lui parle beaucoup de JA; il dit que le comte [Ernst] de de M[etternich] a écrit au roi [Friedrich I] la conférence très profitable qu'il a eue avec JA et avec Léger et qu'il enverrait des mémoires pour la réunification des protestants. JA pourrait suggérer à de Metternich d'employer Ancillon pour ce dessein: il est bien intentionné et il veut que le grand chambellan [Wartemberg] s'intéresse à cette question et à celle du culte. Il est ravi de ce qui s'est fait au sujet du Consensus et surpris des résistances qui se sont manifestées. Il traduit la harangue de JA De theologo et voudrait savoir si JA en autoriserait la publication.

Adresse

[Genève]


Lieux

Émission

Neuchâtel

RĂ©ception

Genève

Conservation

Genève


Cités dans la lettre

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