126 Lettres

Lettre 1625 de Jean-Frédéric I Ostervald à Jean-Alphonse Turrettini

[NeuchĂątel] 12.09.1705

Je vous écris fondant

Ostervald Ă©crit en larmes: le bon PĂšre [Louis I] Tronchin est mort. Ostervald Ă©tait dĂ©jĂ  alarmĂ© par la maladie de JA, Ă  propos de laquelle Tronchin, qui se faisait Ă  cet Ă©gard beaucoup de soucis, lui avait Ă©crit la semaine derniĂšre. Et voilĂ  que lui-mĂȘme est dĂ©cĂ©dĂ©. La perte est immense et irrĂ©parable puisque, depuis la mort du pĂšre d'Ostervald [Jean-Rodolphe I], Tronchin en avait pris, pour ainsi dire, la place. Mais quel chagrin cette disparition doit ĂȘtre aussi pour JA, qui avait la joie de l...

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[NeuchĂątel] 12.09.1705


Lettre autographe, signée, adressée. (F)
BibliothÚque de GenÚve, Ms fr 489 (f.82-83)

Budé, Lettres, III, p.28-30.


Je vous écris fondant


Ostervald Ă©crit en larmes: le bon PĂšre [Louis I] Tronchin est mort. Ostervald Ă©tait dĂ©jĂ  alarmĂ© par la maladie de JA, Ă  propos de laquelle Tronchin, qui se faisait Ă  cet Ă©gard beaucoup de soucis, lui avait Ă©crit la semaine derniĂšre. Et voilĂ  que lui-mĂȘme est dĂ©cĂ©dĂ©. La perte est immense et irrĂ©parable puisque, depuis la mort du pĂšre d'Ostervald [Jean-Rodolphe I], Tronchin en avait pris, pour ainsi dire, la place. Mais quel chagrin cette disparition doit ĂȘtre aussi pour JA, qui avait la joie de le voir chaque jour et pour qui Tronchin avait tant d'affection et tant d'estime. Ostervald tremble pour JA, que cette mort finira peut-ĂȘtre d'accabler et cette crainte augmente la douleur du NeuchĂątelois. Il faut que JA prenne soin de sa santĂ©, d'autant plus maintenant qu'il est restĂ© seul. On doit se soumettre Ă  la volontĂ© de Dieu, qui a retirĂ© en paix son serviteur. Il ne reste qu'Ă  prier l'un pour l'autre et servir de concert l'Église. Certes, l'Église de GenĂšve est Ă  plaindre face Ă  une telle perte. La santĂ© de JA est telle qu'on n'ose pas penser Ă  lui; il y a nĂ©anmoins deux excellents hommes, [Antoine I] LĂ©ger et [Jean] Sartoris. La voix publique dĂ©signe depuis longtemps le premier, qui se distingue par sa douceur, sa modĂ©ration, sa sagesse et sa piĂ©tĂ©. Dieu prĂ©sidera au choix qui se fera mais il faut convaincre LĂ©ger d'accepter la vocation. Il espĂšre voir [Samuel] Werenfels sous peu. Il lui a mandĂ© la triste nouvelle. Ils se rencontreront dans les montagnes, entre BĂąle et NeuchĂątel. Ostervald renvoie Ă  JA la lettre d'[Isaac] Jaquelot; s'il avait l'esprit plus libre il lui parlerait de la liturgie et des livres mais il ne pense qu'Ă  la mort de Tronchin.

Adresse

GenĂšve


Lieux

Émission

NeuchĂątel

RĂ©ception

GenĂšve

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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