172 Lettres

Lettre 1581 de Ludwig Friedrich Bonet [de Saint-Germain] à Jean-Alphonse Turrettini

Londres 27.03.1705 [16/27.03.1704/5]

Il y a quelque tems que Mr de Rossières

Bonet n'a pas pu trouver tous les livres que JA lui avait demandé d'acheter pour la Bibliothèque et pour lui-même, comme les œuvres de Porphire, inconnues aux libraires, et les Concilia britanniques [de Spelman], qui passeront peut-être dans quelque auction; il lui donne par la suite le titre des livres qu'il a pu se procurer [Wharton, Anglia sacra; Twysden, Scriptores X; Grotius, Fasciculum rerum; Gastrell, The Certainty] avec le prix correspondant. Informé de...

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Londres 27.03.1705 [16/27.03.1704/5]


Lettre autographe, signée, adressée. Inédite. (F)
Bibliothèque de Genève, Ms fr 485 (f.92-95)


Il y a quelque tems que Mr de Rossières


Bonet n'a pas pu trouver tous les livres que JA lui avait demandé d'acheter pour la Bibliothèque et pour lui-même, comme les œuvres de Porphire, inconnues aux libraires, et les Concilia britanniques [de Spelman], qui passeront peut-être dans quelque auction; il lui donne par la suite le titre des livres qu'il a pu se procurer [Wharton, Anglia sacra; Twysden, Scriptores X; Grotius, Fasciculum rerum; Gastrell, The Certainty] avec le prix correspondant. Informé de cet envoi, [Ézéchiel] Spanheim y a ajouté un exemplaire de son Julien, un de son Orbis romanus et un de son Callimaque; il travaille à une nouvelle édition de ses médailles [Dissertationes de præstantia]. Pour sa part Bonet a offert l'édition d'Irénée faite par Grabe. Spanheim a lu avec admiration la harangue de JA [De sæculo XVII erudito] et le remercie de la part que celui-ci lui a faite. Bonet a donné un exemplaire de ce discours à [Gilbert I] Burnet et en a donné un autre à l'archevêque [Tenison]. Celui-ci saisit l'occasion pour louer JA en présence de plusieurs évêques [William King, William I Lloyd, Trimnell et William Talbot]. Il a aussi, par la même occasion, témoigné une estime particulière pour [Louis I] Tronchin, [Bénédict] Calandrini, [Bénédict] Pictet et [Antoine I] Léger et pour l'ensemble du corps pastoral genevois et en particulier pour Tronchin, Calandrini, Pictet et Léger. Bonet en a profité pour se plaindre du traitement que Genève subissait à Oxford où, dans tous les actes publics, on la met sur le même plan que Rome; il a fait remarquer que de cette façon, on divisait le protestantisme et on fournissait des armes au papisme. L'archevêque, qui semblait ignorer certains excès, s'est dit d'accord avec lui mais a ajouté que c'était l'affaire d'un parti fortement hostile aux presbytériens, identifiés avec Genève. Bonet a approuvé, sachant la chaleur avec laquelle ce même parti s'est opposé au fameux Bill pour prévenir la conformité occasionnelle et a déploré que de cette manière, on crée des divisions parmi les protestants comme s'ils n'avaient pas tous la même croyance. Il a du reste rappelé que la reine [Anne Stuart] n'a pas du tout apprécié la conduite oxonienne et l'a fait savoir quand on lui a présenté les Strenæ qui contenaient ces jugements excessifs sur Genève. Bonet a ensuite demandé à l'archevêque s'il ne jugeait pas à propos de mettre cette affaire à l'ordre du jour de la prochaine Convocation du clergé mais il en a obtenu une réponse négative. Il imagine que c'est parce que le parti rigide tory, fortement et scrupuleusement attaché à l'épiscopat, est majoritaire dans ces assemblées. Tenison lui a ensuite demandé de rassembler toutes les pièces qui ont été faites à Oxford depuis quinze ans où on parle mal de Genève et de les lui donner; il espère trouver une fois l'occasion de montrer à cette Université toute l'injustice des jugements portés sur la République. Mais Bonet n'espère pas beaucoup de cette démarche, les deux partis étant irréconciliables; Oxford, qui au début était favorable à la reine, lui est maintenant hostile puisqu'elle n'a pas favorisé le bill pour prévenir la conformité occasionnelle, qui aurait certainement mécontenté la moitié saine de la population et aurait concentré le pouvoir entre les mains d'un parti au zèle très prononcé. La fin de la dernière session du Parlement a montré les extrémités auxquelles peut s'abandonner un parti quand il détient tout le pouvoir.

Adresse

Genève


Lieux

Émission

Londres

Réception

Genève

Conservation

Genève


Cités dans la lettre

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