172 Lettres

Lettre 1460 de Jean-Alphonse Turrettini Ă  Johann Heinrich Gernler

GenĂšve 12.01.1703 [12.01.170]

Quam gratae mihi

Le silence de JA n'est dĂ» Ă  autre chose qu'Ă  sa mauvaise santĂ© et Ă  ses occupations. Il remercie Gernler du jugement positif qu'il a donnĂ© de ses bagatelles. Il lui enverra prochaĂźnement l'oraison sur la mort de Guillaume III [In obitum Gulielmi III, GenevĂŠ, 1702] ; il fera de mĂȘme avec l'Ă©dition de l'Alcoran de Padoue, qu'on ne trouve pas chez les libraires et dont il possĂšde les deux volumes, l'un du texte arabe et l'autre de la version latine. JA s'Ă©tonne du bruit qu'a soulevĂ© le Ca...

GenĂšve 12.01.1703 [12.01.170]


Lettre autographe, adressée. Inédite. (L)
Öffentliche Bibliothek der UniversitĂ€t (Basel), Ki. Ar. 130a 253 (n.f.)


Quam gratae mihi


Le silence de JA n'est dĂ» Ă  autre chose qu'Ă  sa mauvaise santĂ© et Ă  ses occupations. Il remercie Gernler du jugement positif qu'il a donnĂ© de ses bagatelles. Il lui enverra prochaĂźnement l'oraison sur la mort de Guillaume III [In obitum Gulielmi III, GenevĂŠ, 1702] ; il fera de mĂȘme avec l'Ă©dition de l'Alcoran de Padoue, qu'on ne trouve pas chez les libraires et dont il possĂšde les deux volumes, l'un du texte arabe et l'autre de la version latine. JA s'Ă©tonne du bruit qu'a soulevĂ© le CatĂ©chisme d'Ostervald puisqu'on n'y trouve rien qui soit contraire Ă  la doctrine. La religion chrĂ©tienne y est exposĂ©e de façon claire et pure, bien que dans une forme moins scolastique. Si donc Ă  BĂąle on l'examine, comme le dit Gernler, dans la crainte de Dieu et la charitĂ© fraternelle, on ne pourra que l'absoudre. JA a vu la Censure bernoise qui ne l'a pas fait revenir sur son apprĂ©ciation. Ils disent d'abord que ce catĂ©chisme veut supplanter celui de Heidelberg; rien de moins vrai puisque les frĂšres de NeuchĂątel affirment clairement qu'ils ne le considĂšrent pas comme un livre symbolique mais comme un livre privĂ©. Ensuite ils disent qu'il y a des passages qui peuvent ĂȘtre approuvĂ©s par les hĂ©tĂ©rodoxes, comme les sociniens et les arminiens. Sur quelle base peuvent-ils affirmer cela, puisque le texte affirme clairement la divinitĂ© et la satisfaction du Christ? Ils lui reprochent de ne pas insister sur l'impuissance de l'homme pĂ©cheur alors que le contraire apparaĂźt. De mĂȘme ils contestent, sans raison, ce qui est dit sur la cĂšne et les sacrements en gĂ©nĂ©ral. Ils disent aussi que la mĂ©thode est diffĂ©rente de celle du catĂ©chisme de Heidelberg: pourquoi une mĂ©thode diffĂ©rente doit-elle susciter tant de bruits? Du reste il dĂ©duit la norme de ce qu'on doit croire du Symbole des ApĂŽtres et, avec Paul, distingue les devoirs en trois catĂ©gories. Quel est au fond le crime d'Ostervald? Il n'est pas coccĂ©ien. Il faut Ă©viter qu'une guerre civile n'Ă©clate dans l'Église helvĂ©tique. JA ne veut pas ĂȘtre nommĂ© dans cette histoire.

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BĂąle


Lieux

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RĂ©ception

BĂąle

Conservation

BĂąle


Cités dans la lettre