4 Lettres

Lettre 1203 de Georges Polier de Vernand à Jean-Alphonse Turrettini

Lausanne 31.07.1698 [21.07.1698]

J'ay bien receu... la

JA avait donné son accord pour que Polier montrât sa première lettre aux Messieurs; il a donc fait de même avec la deuxième, à laquelle il n'a pas pu répondre plus tôt en raison de la visite académique qu'ils ont reçue des envoyés de Berne [Johann Bernard de Muralt, Emanuel Steiger et Johann Rudolf Rudolf]. Il profite de toutes les occasions pour défendre JA contre les accusations injustes dont il a fait l'objet et c'est ce qu'il n'a pas manqué de faire avec les envoyés eux-mêmes mais toujours d...

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Lausanne 31.07.1698 [21.07.1698]


Lettre autographe, signée. Inédite. (F)
Bibliothèque de Genève, Ms fr 492 (f.120-125)


J'ay bien receu... la


JA avait donné son accord pour que Polier montrât sa première lettre aux Messieurs; il a donc fait de même avec la deuxième, à laquelle il n'a pas pu répondre plus tôt en raison de la visite académique qu'ils ont reçue des envoyés de Berne [Johann Bernard de Muralt, Emanuel Steiger et Johann Rudolf Rudolf]. Il profite de toutes les occasions pour défendre JA contre les accusations injustes dont il a fait l'objet et c'est ce qu'il n'a pas manqué de faire avec les envoyés eux-mêmes mais toujours d'une façon très naturelle. En effet il a été reçu en particulier par les Bernois comme tous ses collègues au sujet de ces jeunes gens [David Faigaux, Pierre-François Bergier, Pierre Porta, Jérémie Arthaud, Terraz] infectés de nouveautés dont on voulait connaître l'origine. Il a répondu qu'il ne savait pas d'où tout cela pouvait venir et que lui, aussi bien que ses collègues, avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir pour ramener ces jeunes gens sur le droit chemin et les détourner du levain de l'hétérodoxie. On l'a ensuite interrogé sur Crespin que l'on considère comme l'instigateur, d'autant plus que deux des jeunes impliqués ont demeuré chez lui. On lui a par la suite demandé si lui ou ses collègues entretenaient des correspondances avec des théologiens soupçonnés d'un trop grand goût pour les nouveautés. Il a répondu qu'il ne pouvait pas répondre pour ses collègues mais qu'il pouvait le faire pour lui; il a donc énuméré les théologiens avec qui il entretient un commerce parmi lesquels il n'y a aucun arminien. Il s'agit plutôt d'hommes dont l'orthodoxie est bien connue, comme Fabrizius, qu'il a connu lors de ses études à Heidelberg, [Johann Heinrich] Heidegger et [Hans Heinrich] Schweizer de Zurich ainsi que [Bénédict] Pictet de Genève. Il a dit qu'aucun de ces théologiens n'était suspect de nouveautés, comme chacun sait. À ce moment, il a déclaré qu'il était aussi en correspondance avec JA, qu'on soupçonne à tort de penchants pour les nouveautés; il a ajouté qu'il pouvait alléguer des preuves de son orthodoxie, autant ses lettres que ses thèses de Leyde [Pyrrhonismus] qu'il a promis d'envoyer à Rudolf. Ces documents montrent sans aucune possibilité de doute la ferme orthodoxie de JA par rapport à l'arminianisme et au socinianisme, qu'il ne cesse de combattre dès que l'occasion s'en présente. On lui a demandé par la suite s'il avait des correspondants du côté de Neuchâtel; il a mentionné [Jean-Frédéric I] Ostervald, connu pour sa pureté et pour son savoir, mais il a ajouté que leur échange a toujours et seulement porté sur un galérien qu'ils essayaient de faire libérer. La suite de sa lettre sera consacrée à raconter à JA le reste de la visite académique des ecclésiastiques de Berne dont les résultats ont donné pleine satisfaction aux professeurs lausannois. Ce dont ceux-ci étaient soupçonnés était d'avoir mené une enquête imparfaite et partiale au sujet des étudiants accusés d'arminianisme; l'un des enseignants [Gabriel Bergier] du même nom que l'un des accusés était soupçonné d'avoir passé à son parent son Courcelles, d'autres de ne pas avoir été suffisamment exacts lors de l'enquête et de ne pas avoir mesuré l'étendue du mal. Bref on soupçonnait aussi certains enseignants d'être infectés par le même poison. La visite bernoise a finalement conclu que les enseignants ne se sont tachés d'aucune inexactitude ni partialité lors de l'enquête. Polier ne cessera pas de défendre JA quand l'occasion s'en présentera.

Adresse

[Genève]


Lieux

Émission

Lausanne

Réception

Genève

Conservation

Genève


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