2 Lettres

Lettre 837 de Lacombe Ă  Jean-Alphonse Turrettini

[Paris] 04.06.1694

Je vous avoue franchement

Lacombe commençait à s'impatienter de ne pas recevoir de nouvelles de JA. Il lui avait déjà écrit deux fois quand il a reçu directement des nouvelles de son correspondant. JA ne dit rien de sa santé et il espÚre qu'elle est bonne. Il le remercie d'avoir envoyé les livres au cher patron [Isnard (?)] et promet à JA de ne pas lui faire d'affaires avec Fontenelle, qu' il ne connaßt pas, à propos de ce qu'il lui écrit à son sujet. Il ne dira rien de ce que JA lui marque. Il est bien aise que l'auteur...

page 1

2226_837-1-2_ug68661_turrettini_file.jpg

page 2


2227_837-3-4_ug68662_turrettini_file.jpg

Lettre 837 de Lacombe Ă  Jean-Alphonse Turrettini

[Paris] 04.06.1694


Lettre autographe, signée, adressée. Inédite. (F)
Archives de la Fondation Turrettini (GenĂšve), 1/Gd.J.4


Je vous avoue franchement


Lacombe commençait Ă  s'impatienter de ne pas recevoir de nouvelles de JA. Il lui avait dĂ©jĂ  Ă©crit deux fois quand il a reçu directement des nouvelles de son correspondant. JA ne dit rien de sa santĂ© et il espĂšre qu'elle est bonne. Il le remercie d'avoir envoyĂ© les livres au cher patron [Isnard (?)] et promet Ă  JA de ne pas lui faire d'affaires avec Fontenelle, qu' il ne connaĂźt pas, Ă  propos de ce qu'il lui Ă©crit Ă  son sujet. Il ne dira rien de ce que JA lui marque. Il est bien aise que l'auteur, qu'il voit rarement chez un ami, ait eu l'approbation de JA; il est Ă  prĂ©sent dans sa maison Ă  la campagne oĂč le pĂšre Bouhours s'est retirĂ©. AprĂšs le dĂ©part de JA, Lacombe est allĂ© rendre une visite au cul de sac [rue Bourdonoy] au maĂźtre du logis [Étienne I Demeuves] qui n'y Ă©tait pas; il a alors parlĂ© avec [Jacques] Rey, un compatriote de JA qui loge lĂ -bas. Celui-ci lui a dit qu'on lui avait Ă©crit de GenĂšve en lui annonçant que JA se marierait avec la fille de son maĂźtre. Lacombe a exprimĂ© sa joie devant un choix si judicieux mais n'en a pas parlĂ© autour de lui. Il faut croire pourtant qu'on en a parlĂ© sĂ©rieusement puisque c'est maintenant JA lui-mĂȘme qui lui demande des renseignements. La demoiselle est belle, bien faite de corps et d'esprit, bien Ă©lĂ©vĂ©e; sa mĂšre [Marie] est morte, son pĂšre exerce la profession que JA connaĂźt et qui est la meilleure en l'Ă©tat prĂ©sent. Elle a trois sƓurs et un frĂšre [Étienne II] que leur pĂšre a envoyĂ© Ă  l'Ă©tranger apprendre le mĂ©tier chez diffĂ©rents marchands. Il est trĂšs riche de son cĂŽtĂ© et va hĂ©riter d'une tante, ĂągĂ©e de 80 ans. On disait que ce monsieur avait en vue pour sa fille aĂźnĂ©e une personne de sa profession qui pourrait le soulager mais il serait sĂ»rement trĂšs content d'avoir JA pour gendre. Ce qui compte dans un mariage ce n'est pas l'Ă©galitĂ© des biens des Ă©poux mais la ressemblance des inclinations et des humeurs et du reste la plus grande richesse qu'une fille peut apporter en mariage c'est la chastetĂ© et la vertu. Le pĂšre de la demoiselle a un oncle qui demeure Ă  GenĂšve depuis longtemps. Si JA lui donne une plus ample mission, il s'en chargera sans Ă©bruiter la chose. Il a laissĂ© le billet de JA pour [Daniel] Martine chez lui car celui-ci n'y Ă©tait pas. Son hĂŽtesse a promis de le lui remettre.

Adresse

GenĂšve


Lieux

Émission

Paris

RĂ©ception

GenĂšve

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

page 1

2226_837-1-2_ug68661_turrettini_file.jpg

page 2


2227_837-3-4_ug68662_turrettini_file.jpg