262 Lettres

Lettre 393 de Jacques Chenaud Ă  Jean-Alphonse Turrettini

[GenĂšve] 11.02.1692 [01.02.1692]

Si je vous escri

Chenaud, qui souffre encore des yeux, attend avec impatience le retour de JA. Il l'incite à aller vite en Angleterre et à ne pas y rester trop longtemps. Il fait état aussi du désir de la famille de le voir docteur de l'Académie de Leyde. Il en a les moyens et cela réjouirait tout le monde. Il invite JA et [Antoine II] Saladin à modérer leur ardeur pour les études, car la science ne sert à rien aux morts. Il faut que JA apprenne à [Jean-Antoine] Dautun que [Magdelaine] Durand est sur le point de...

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[GenĂšve] 11.02.1692 [01.02.1692]


Lettre autographe, signée, adressée. (F)
BibliothÚque de GenÚve, Ms fr 485 (f.292-293)

Budé, Lettres, I, p.283-284. Omissions.


Si je vous escri


Chenaud, qui souffre encore des yeux, attend avec impatience le retour de JA. Il l'incite Ă  aller vite en Angleterre et Ă  ne pas y rester trop longtemps. Il fait Ă©tat aussi du dĂ©sir de la famille de le voir docteur de l'AcadĂ©mie de Leyde. Il en a les moyens et cela rĂ©jouirait tout le monde. Il invite JA et [Antoine II] Saladin Ă  modĂ©rer leur ardeur pour les Ă©tudes, car la science ne sert Ă  rien aux morts. Il faut que JA apprenne Ă  [Jean-Antoine] Dautun que [Magdelaine] Durand est sur le point de se promettre Ă  [Philippe] Lect, marchand Ă©picier; il y a longtemps que la chose serait faite sans l'amitiĂ© de cette dame pour Dautun. Mais elle a peu d'espoir de le revoir maintenant et cela l'incitera probablement Ă  consentir au mariage. Il espĂšre revoir bientĂŽt Ravier, qui a eu des problĂšmes de santĂ©. Ceux-ci avaient dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  GenĂšve avec une esquille d'os. Il avait toujours refusĂ© l'opĂ©ration car il n'Ă©prouvait aucune incommoditĂ©. La mĂšre de JA a Ă©tĂ© Ă©galement malade longtemps mais elle se porte mieux Ă  prĂ©sent. Plusieurs personnes, dont la femme [Élisabeth] du syndic [Jacques] Grenus, sont mortes d'apoplexie et les ministres s'en servent pour prĂȘcher la repentance. [BĂ©nĂ©dict] Pictet travaille Ă  une Morale et Chenaud lui a prĂȘtĂ© son Limborch [Theologia christiana]. Il est scandalisĂ© par la lettre [Apologie] que Jurieu a fait imprimer; ce dernier tĂąche de s'excuser mais Chenaud n'est pas bien content. Tout le monde lui demande ce qu'il en pense. Il prie JA de saluer [Daniel I] de Superville de sa part et de lui dire qu'il se rappelle trĂšs bien que [Louis I] Tronchin avait beaucoup louĂ© sa prĂ©dication. Il demande Ă  JA de lui envoyer des nouvelles, mĂȘme s'il n'a pas beaucoup de temps pour lire, en dehors des livres de mĂ©decine et de Malebranche dont il est toujours entĂȘtĂ©; il aimerait voir le livre Des vraies et des fausses idĂ©es d'Arnauld et ne peut pas croire que celui-ci renverse le systĂšme malebranchien, comme le prĂ©tend [Jean-Robert] Chouet. Il possĂšde la RĂ©ponse [1684] de Malebranche. Il partage de petites agapes avec [Antoine I] LĂ©ger, [Étienne] Jallabert et [Daniel] Le Clerc au cours desquelles on boit Ă  la santĂ© de JA. GenĂšve n'a jamais Ă©tĂ© aussi bien protĂ©gĂ©e; il y a deux cents Zurichois et six cents Bernois qui coĂ»tent trĂšs peu d'argent Ă  la ville alors qu'il n'y a presque plus de soldats en Savoie. Madame de Windsor est morte.

Adresse

Rotterdam


Lieux

Émission

GenĂšve

RĂ©ception

Rotterdam

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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