126 Lettres

Lettre 382 de Étienne Jallabert à Jean-Alphonse Turrettini

[GenĂšve] 13.01.1692 [03.01.1692]

Je ne sçaurois

Jallabert souhaite Ă  JA une heureuse annĂ©e et une santĂ© parfaite. Il a accompli la mission dont JA l'avait chargĂ© auprĂšs de [Jean-Robert] Chouet, qui nourrit envers le correspondant une vĂ©ritable estime. Le jour prĂ©cĂ©dent, Chouet avait invitĂ© quelques personnes Ă  dĂźner et Jallabert Ă©tait du nombre. JA a Ă©tĂ© le principal sujet de la conversation. Ni Chouet, ni [Louis I] Tronchin, ni [Antoine I] LĂ©ger n'ont guĂšre apprĂ©ciĂ© les lettres dont il est question et ils avaient dĂ©jĂ  fait les mĂȘmes rĂ©flexio...

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[GenĂšve] 13.01.1692 [03.01.1692]


Lettre autographe, signée, adressée. Inédite. (F)
BibliothÚque de GenÚve, Ms fr 487 (f.260)


Je ne sçaurois


Jallabert souhaite Ă  JA une heureuse annĂ©e et une santĂ© parfaite. Il a accompli la mission dont JA l'avait chargĂ© auprĂšs de [Jean-Robert] Chouet, qui nourrit envers le correspondant une vĂ©ritable estime. Le jour prĂ©cĂ©dent, Chouet avait invitĂ© quelques personnes Ă  dĂźner et Jallabert Ă©tait du nombre. JA a Ă©tĂ© le principal sujet de la conversation. Ni Chouet, ni [Louis I] Tronchin, ni [Antoine I] LĂ©ger n'ont guĂšre apprĂ©ciĂ© les lettres dont il est question et ils avaient dĂ©jĂ  fait les mĂȘmes rĂ©flexions que JA. Comme il ne voit pas JA d'humeur Ă  faire imprimer une lettre, il lui raconte une histoire concernant les proposants qui le divertira. Lafont, ayant Ă©tĂ© fait prĂȘteur, invita toute la troupe, exceptĂ© un certain Agniel que JA doit connaĂźtre. AprĂšs le souper, ils allĂšrent se promener en ville, l'un d'entre eux Ă©tant allĂ© cherchĂ© Agniel qui les rĂ©joignit. À la place du Molard, ils dirent qu'il fallait boire Ă  la santĂ© du prĂȘteur d'une maniĂšre particuliĂšre. Quelques-uns se mirent au carcan pendant qu'on leur versait Ă  boire. Agniel s'y mit aussi Ă  son tour. Celui qui avait la clĂ© du cadenas Ă©tant parti, on l'y laissa une demie-heure. Des Genevois les virent et, voulant censurer l'action, furent battus par Lafont Ă  coups de canne. Il s'agissait du fils [Jacob] du sergent [GĂ©dĂ©on] Rilliet. L'affaire fut portĂ©e devant le lieutenant; celui qui avait baillĂ© les coups fut banni de la ville, la Compagnie interdit la cĂšne et les lectures aux autres, Ă  l'exception de [Jacques] De La Porte, [Marc-Antoine] Garrigues et [Pierre I] Rossal.

Adresse

Rotterdam


Lieux

Émission

GenĂšve

RĂ©ception

Rotterdam

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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