265 Lettres

Lettre 65 de Jean-Alphonse Turrettini Ă  Johann Heinrich Gernler

GenĂšve 17.09.1687 [07.09.1687]

Je ne saurois laisser

JA profite du dĂ©part de [Henri] Guib pour Ă©crire briĂšvement Ă  Gernler; s'il avait eu davantage de temps, il l'aurait entretenu de l'Ă©tude de la Critique [Bayle, Critique gĂ©nĂ©rale] qui lui plaĂźt Ă©normĂ©ment et oĂč il a pu entrer grĂące Ă  la harangue dont il lui a parlĂ© dans sa lettre prĂ©cĂ©dente. Guip, du reste, a assistĂ© Ă  sa rĂ©citation, qui a eu lieu hier et qui a Ă©tĂ© longue; il pourra ainsi lui en donner des nouvelles. C'est un trĂšs habile homme, qui fut principal du CollĂšge d'Orange...

GenĂšve 17.09.1687 [07.09.1687]


Lettre autographe, signée, adressée. Inédite. (F)
Öffentliche Bibliothek der UniversitĂ€t (Basel), Ki. Ar. 130b 150 (n.f.)


Je ne saurois laisser


JA profite du dĂ©part de [Henri] Guib pour Ă©crire briĂšvement Ă  Gernler; s'il avait eu davantage de temps, il l'aurait entretenu de l'Ă©tude de la Critique [Bayle, Critique gĂ©nĂ©rale] qui lui plaĂźt Ă©normĂ©ment et oĂč il a pu entrer grĂące Ă  la harangue dont il lui a parlĂ© dans sa lettre prĂ©cĂ©dente. Guip, du reste, a assistĂ© Ă  sa rĂ©citation, qui a eu lieu hier et qui a Ă©tĂ© longue; il pourra ainsi lui en donner des nouvelles. C'est un trĂšs habile homme, qui fut principal du CollĂšge d'Orange. Il y acquit une trĂšs grande rĂ©putation. Il connaĂźt trĂšs bien l'histoire, la gĂ©ographie, les mĂ©dailles, les antiquitĂ©s, les livres, les auteurs anciens et modernes, la philosophie (surtout ancienne), le latin et le grec et la jurisprudence. JA s'est longuement entretenu avec lui de ces matiĂšres. Son pĂšre Ă©tait Ă©cossais et fut un fort cĂ©lĂšbre rĂ©gent dans les CollĂšges de NĂźmes et d'Orange. À GenĂšve, oĂč on manque de tels gens, on aurait aimĂ© retenir le fils mais cela n'a pas Ă©tĂ© possible. Guib espĂšre pouvoir s'Ă©tablir en Hollande ou, Ă  dĂ©faut, en Écosse, oĂč il croit avoir encore de la famille. On a Ă©prouvĂ© Ă  GenĂšve une grosse apprĂ©hension, Ă  la nouvelle que le roi de France [Louis XIV] voulait confisquer toutes les dĂźmes de GenĂšve levĂ©es au Pays de Gex. On a envoyĂ© [Ami] Le Fort Ă  Paris, en qualitĂ© de dĂ©putĂ©. Les Cantons Ă©vangĂ©liques envoyent une autre dĂ©putation de leur cĂŽtĂ© [Dachselhofer et Heinrich I Escher]. On espĂšre la rĂ©ussite de la nĂ©gociation. Le pĂšre de JA aurait lui aussi Ă©crit au correspondant s'il n'avait pas Ă©tĂ© obligĂ© d'aller saluer les princes d'Anhalt[-Bernburg (?)] qui s'en vont.

Adresse

Leyde


Lieux

Émission

GenĂšve

RĂ©ception

Leyde

Conservation

BĂąle


Cités dans la lettre