507 Lettres

Lettre 4596 de Jean I Barbeyrac Ă  Jean-Alphonse Turrettini

Groningue 20.03.1734

Dans le tems... que je reçûs

Barbeyrac a reçu en son temps la lettre de JA du 2 octobre, Ă  laquelle Ă©tait jointe celle de [Jean-Pierre] de Crousaz. À la mĂȘme Ă©poque, son correspondant a dĂ» en recevoir une de lui sous le couvert de Fatio [II]. Depuis ce temps-lĂ , Barbeyrac aurait voulu Ă  plusieurs reprises demander des nouvelles de la santĂ© de son ami, mais il est chargĂ© du rectorat cette annĂ©e, pour la troisiĂšme fois. Il aurait refusĂ© ce fardeau si d'autres considĂ©rations ne l'avaient pas retenu. Il espĂšre que JA a reçu son...

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Groningue 20.03.1734


Lettre autographe, signée, adressée. (F)
BibliothÚque de GenÚve, Ms fr 484 (f.283-284)

Une phrase dans Meylan, Barbeyrac, p.153.


Dans le tems... que je reçûs


Barbeyrac a reçu en son temps la lettre de JA du 2 octobre, Ă  laquelle Ă©tait jointe celle de [Jean-Pierre] de Crousaz. À la mĂȘme Ă©poque, son correspondant a dĂ» en recevoir une de lui sous le couvert de Fatio [II]. Depuis ce temps-lĂ , Barbeyrac aurait voulu Ă  plusieurs reprises demander des nouvelles de la santĂ© de son ami, mais il est chargĂ© du rectorat cette annĂ©e, pour la troisiĂšme fois. Il aurait refusĂ© ce fardeau si d'autres considĂ©rations ne l'avaient pas retenu. Il espĂšre que JA a reçu son Pufendorf [Le droit des gens, 1733] par le biais de [Jacques] Barrillot. Il va marier sa fille [Esther] avec [Paul-Auguste] Brunet, capitaine dans le rĂ©giment de Frise du prince d'Orange [Willem IV Karel Hendrik Friso van Oranje-Nassau], dont le pĂšre [Paul] s'Ă©tait retirĂ© en Irlande il y a une dizaine d'annĂ©es; c'est un jeune homme de 33 ou 34 ans, fort sage, qui n'a pas dĂ©plu Ă  sa fille; il n'aurait voulu en aucun cas lui forcer la main. Du reste elle ne voulait pas quitter son pĂšre, sans quoi elle se serait probablement dĂ©jĂ  mariĂ©e, mais la solution trouvĂ©e lui permet de ne pas sortir de la maison. Barbeyrac estime heureux le sort de de Crousaz qui a quittĂ© son prince [Friedrich II de Hesse-Kassel] dans un Ă©tat qui lui permettra de vivre honorablement oĂč il voudra (Ă  Lausanne ou Ă  GenĂšve, semble-t-il) ; Barbeyrac avait prĂ©vu depuis le dĂ©but qu'on aurait donnĂ© au jeune prince un prĂ©cepteur d'un autre ordre, une fois qu'il aurait atteint l'Ăąge d'avoir un gouverneur et un vrai. Barbeyrac a reçu deux lettres de [Jacques-BarthĂ©lemy] Micheli du Crest: dans la premiĂšre, il lui raconte les dĂ©marches inutiles qu'il a faites auprĂšs du Magistrat genevois pour trouver un accommodement et il lui envoie un imprimĂ© intitulĂ© Consultation de Mrs les Avocats au Parlement de Paris [1734] ; dans la deuxiĂšme, il lui Ă©crit ce que son frĂšre [François-Gratien] lui a communiquĂ©, Ă  savoir qu'il paraĂźt depuis peu de jours Ă  GenĂšve une "Consultation" que Micheli avait demandĂ©e Ă  Barbeyrac en 1731. Barbeyrac est trĂšs surpris de cela puisqu'il a jalousement gardĂ© la copie unique qu'il avait faite de cette piĂšce, ne la montrant qu'Ă  [Jacob] Vernet, lors du passage de celui-ci Ă  Groningue avec le fils de JA. Il n'y a donc que Vernet qui ait pu recopier la consultation, qu'il a gardĂ©e deux jours chez lui; si tel est le cas, Barbeyrac en serait extrĂȘmement fĂąchĂ© puisqu'il ne voulait absolument pas que cette copie se rĂ©pandĂźt. Vernet aurait dĂ» lui demander la permission de la recopier et, dans ce cas, Barbeyrac lui aurait explicitement dĂ©fendu de la faire connaĂźtre Ă  d'autres qu'Ă  JA. Il demande Ă  son correspondant de se renseigner sur l'affaire et de faire retirer les copies en circulation; il n'aurait jamais voulu en aucune maniĂšre trahir la confiance d'un homme qui croyait pouvoir compter sur lui et qu'il n'a pas pu servir. Barbeyrac espĂšre que l'abrĂ©gĂ© d'histoire ecclĂ©siastique de JA continuera Ă  ĂȘtre imprimĂ© sans interruption et il est ravi que les Ă©diteurs aient pu convaincre JA d'une telle entreprise. Il n'a pas de nouvelles Ă  communiquer, si ce n'est la parution du Thesaurus Morellianus avec un commentaire de Haverkamp. On avait appelĂ© [Élie II] de Joncourt Ă  l'Église d'Amsterdam pour succĂ©der Ă  [ThĂ©odore-François] Huet mais la cabale de certains ministres s'en est mĂȘlĂ©e et on a finalement fait venir [David-Renaud] Boullier, ministre Ă  Londres et auteur d'un Essai sur l'Ăąme des bĂȘtes paru quelques annĂ©es auparavant.

Adresse

GenĂšve


Lieux

Émission

Groningue

RĂ©ception

GenĂšve

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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