262 Lettres

Lettre 3397 de William Wake à Jean-Alphonse Turrettini

Lambeth House (Londres) 10.07.1724 [29.06.1724 (v.s.)]

At my return out

Wake a trouvé la lettre de JA au retour de la visite qu'il a faite dans son diocèse du Kent. La nouvelle de la mort de [Bénédict] Pictet ne l'a pas surpris, après les récits de Daye. Ce que JA dit des vertus et des défauts du défunt est très juste; il faut louer Dieu que les premières dépassaient largement les seconds, de sorte qu'on gardera de lui la mémoire d'un bon ministre de Jésus-Christ. Wake a reçu la lettre de la Compagnie comme JA l'avait annoncé; il tiendra compte des avis de JA dans s...

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Lettre 3397 de William Wake à Jean-Alphonse Turrettini

Lambeth House (Londres) 10.07.1724 [29.06.1724 (v.s.)]


Lettre autographe, signée. (Ang)
Bibliothèque de Genève, Ms fr 493 (f.117-118)

Extraits dans Sykes, Wake, II, p.56 (daté 24.6.1724), 77, 196, 207 (daté 20.06.1724).


At my return out


Wake a trouvé la lettre de JA au retour de la visite qu'il a faite dans son diocèse du Kent. La nouvelle de la mort de [Bénédict] Pictet ne l'a pas surpris, après les récits de Daye. Ce que JA dit des vertus et des défauts du défunt est très juste; il faut louer Dieu que les premières dépassaient largement les seconds, de sorte qu'on gardera de lui la mémoire d'un bon ministre de Jésus-Christ. Wake a reçu la lettre de la Compagnie comme JA l'avait annoncé; il tiendra compte des avis de JA dans sa réponse ["Lettre", 1725]. La situation du Palatinat semble s'améliorer. Il s'est néanmoins passé quelque chose à Ratisbonne qui a surpris Wake et qui semble nuire à la cause de l'union. Le ministre anglais [Wrisberg] a déclaré que tout ce qu'il avait fait, avait été fait à titre privé et qu'il n'avait jamais reçu d'instructions officielles pour favoriser [l'union?] mais plutôt le contraire. Wake ne comprend pas le sens de tout cela, d'autant plus que Wrisberg lui a toujours paru un défenseur zélé de l'union et le roi [George I] de son côté aussi, comme il l'a montré dans les lettres aux Cantons helvétiques ["Aux Illustres", 1722 et 1723]. Si l'obligation du Consensus n'a pas été abolie, elle semble du moins être moins forte. D'autres sources lui ont confirmé ce que JA lui avait écrit sur l'indifférence des politiques de Berne et de Zurich concernant le Consensus et sur l'entêtement des ecclésiastiques. Les pauvres frères des Vallées ont renouvelé leur plainte et réitéré leurs craintes aux ministres anglais. Il a lui-même reçu une lettre très triste de leur part et il fera tout ce qu'il pourra pour les aider mais il n'a personne pour le soutenir dans ses requêtes au roi ou à la Cour. Les évêques n'entretiennent aucune correspondance à l'étranger et s'intéressent seulement à ce qui se passe chez eux. C'est aussi ce qui rend impossible de faire quoi que ce soit en faveur de [Jean] Le Clerc. Rien n'est disponible pour encourager les labeurs des hommes savants ni en Angleterre ni, encore moins, à l'étranger. Il lui a exprimé sa reconnaissance et c'est tout ce qu'il peut faire. Il est heureux d'apprendre que Daye fait des progrès; une fois revenu, il pourra mettre à profit son séjour à l'étranger. C'est en effet bien de faire sortir pour quelques temps les jeunes ministres et de les faire entrer en contact avec les Églises réformées étrangères. Ils pourront ensuite entretenir une correspondance et se rendre mutuellement service. Le départ de [Jean-Pierre] de Crousaz est une perte pour l'Académie de Lausanne; il est étonnant qu'un homme qui a des idées comme les siennes ait pu être appelé en Hollande; mais il faut penser (et l'exemple de [Jean I] Barbeyrac le prouve aussi) que dans ce pays-là les principes doivent être moins rigides que dans le temps. Tout le monde a été surpris par l'édit du roi de France [Louis XV] contre les réformés [Arrest du 22.02.1724] ; le ministre anglais à Paris [Horatio Walpole] n'en savait rien jusqu'à la veille. Il paraît que les jésuites ont beaucoup d'influence sur lui et qu'il aurait commandé des feux de joie le jour anniversaire du prétendant [James Francis Edward Stuart] sans l'intervention du premier ministre [Louis-Henri de Bourbon] qui lui a dit que faire cela aurait équivalu à déclarer la guerre au roi d'Angleterre [George I]. Wake n'a rien entendu au sujet de la lettre dont JA lui a envoyé une copie; cela lui semble être la même chose que le projet de réponse. Il a eu le malheur de perdre partiellement, pour quelque temps, sa vue; après l'avoir retrouvée, il a eu des problèmes de diarrhées qui l'ont beaucoup affaibli. Il va un peu mieux maintenant et espère pouvoir changer d'air dans quelques jours. Il a actuellement 67 ans et ne sait pas pour combien de temps il vivra encore. Il recommande à JA un gentilhomme anglais, Francis Head, qui se rend à Genève. C'est un savant, un baronet et un ministre de l'Église anglaise.

Adresse

[Genève]


Lieux

Réception

Genève

Conservation

Genève


Cités dans la lettre

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