207 Lettres

Lettre 2417 de Jean-Frédéric I Ostervald à Jean-Alphonse Turrettini

[NeuchĂątel] 16.09.1713

Vous estes sans doute

Ostervald a tardĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  JA parce qu'il voulait lui envoyer le projet de la prĂ©face qu'il voudrait mettre Ă  la tĂȘte de la Liturgie [BĂąle, 1713] et qui est d'une certaine importance. Il s'agissait de rendre raison de ce qu'on a fait, d'expliquer le pourquoi d'une telle publication et de prĂ©venir certaines objections, comme celle qu'on pourrait faire sur la nouveautĂ© de la forme du culte introduite. Ils ont essayĂ© de montrer doucement qu'il manque encore diverses choses Ă  la liturgie...

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[NeuchĂątel] 16.09.1713


Lettre autographe. (F)
BibliothÚque de GenÚve, Ms fr 490 (f.23-24 et 277)

Budé, Lettres, III, p.113-116. Omissions.


Vous estes sans doute


Ostervald a tardĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  JA parce qu'il voulait lui envoyer le projet de la prĂ©face qu'il voudrait mettre Ă  la tĂȘte de la Liturgie [BĂąle, 1713] et qui est d'une certaine importance. Il s'agissait de rendre raison de ce qu'on a fait, d'expliquer le pourquoi d'une telle publication et de prĂ©venir certaines objections, comme celle qu'on pourrait faire sur la nouveautĂ© de la forme du culte introduite. Ils ont essayĂ© de montrer doucement qu'il manque encore diverses choses Ă  la liturgie des Églises et d'Ă©clairer les passages qui pourraient sembler obscurs pour ceux qui ne connaissent pas l'Église de NeuchĂątel. Il demande Ă  JA de bien l'examiner (tant pour le contenu que pour le style) et de lui donner son avis; les sentiments d'[Antoine I] LĂ©ger, [Jean] Sartoris, [Étienne] Jallabert et Ingrand seront aussi les bienvenus et cela, si possible, avant le JeĂ»ne parce qu'il faut l'envoyer Ă  l'imprimeur [Pistorius]. On a estimĂ© nĂ©cessaire de s'arrĂȘter un peu longuement sur les usages de l'Église ancienne et sur la lecture de l'Écriture. Il envoie aussi le projet de l'Ă©pĂźtre dĂ©dicatoire dans laquelle Ostervald rapporte mot pour mot ce que le roi [Friedrich Wilhelm I] leur a Ă©crit. Il remercie JA de lui avoir dit ce qu'on lui a Ă©crit de Hollande au sujet de NaudĂ©; son parti est pris, il gardera le silence et il ne cĂšdera pas aux priĂšres de Mirmand, bien qu'il ait beaucoup d'estime pour lui. Pour l'avis qu'on a donnĂ© de Berne Ă  JA sur le C[onsensus], Ostervald pense qu'il ne faut pas Ă©crire Ă  qui que ce soit ni mĂȘme montrer qu'on sait qu'on craint quelque chose. Ce sera assez tĂŽt d'agir quand les circonstances le demanderont. On peut par ailleurs prendre ses mesures et agir avec prudence; l'Ă©lection de Zeller, comme le dit JA, est quelque chose de favorable puisque son prĂ©dĂ©cesseur [Klingler] Ă©tait un homme outrĂ©, un esprit bornĂ© et confus. La lettre du 15 aoĂ»t de JA lui a appris qui Ă©tait l'homme qui a fait la proposition sur la rĂ©vision de la Bible; il y a lĂ  quelque chose qui le dĂ©passe. Il voit cependant que l'affaire n'est pas rĂ©glĂ©e et qu'il y a peut-ĂȘtre un remĂšde. Il est nĂ©cessaire que des gens judicieux rĂ©visent la Bible, car dans sa version actuelle [GenĂšve, 1712] elle est pleine de fautes. Encore dimanche il a remarquĂ© en prĂ©parant sa prĂ©dication sur 1 Sam 6,19, que les bibles actuelles traduisent cinquante mille et 70 hommes alors que le texte hĂ©breu porte simplement 70 hommes, cinquante mille hommes. Les gens Ă  systĂšmes durs et purs ne s'embarrassent pas beaucoup de ces difficultĂ©s: qu'est-ce que la mort de cinquante mille hommes pour ceux qui croyent que Dieu pour son bon plaisir damne des millions d'hommes et jusqu'Ă  de pauvres petits enfants? Deluze pourra lui apporter l'Ă©loge du roi de Prusse dont JA lui parle. Pour ce qui est de [David II] Ancillon, il ne sait pas pourquoi il croit qu'Ostervald n'est plus de ses amis; il est vrai qu'il ne lui a pas Ă©crit trĂšs souvent mais c'est parce qu'il n'avait rien Ă  lui Ă©crire. Il ajoute par la suite que, contrairement Ă  ce qu'il lui a dit dans la lettre, il n'a pas la possibilitĂ© de lui envoyer l'Ă©pĂźtre; il le fera par le prochain ordinaire. Il rĂ©itĂšre sa priĂšre Ă  JA, de bien faire attention aux endroits de la prĂ©face oĂč il est question de ce qui manque au culte des Églises, qui, contrairement Ă  ce que beaucoup de monde croit, ne consiste pas seulement en la prĂ©dication. Il se demande si on ne pourrait pas les accuser de trop souligner les faiblesses du culte. Il lui indique tous les passages auxquels il devra porter une attention particuliĂšre. Il envoie Ă  JA une lettre que [Johann Baptista] Ott a envoyĂ©e pour les deux. Ostervald trouve qu'il serait bon que le Magistrat de Zurich Ă©crivĂźt Ă  GenĂšve au sujet du Dictionaire de Bayle; le moins que le Magistrat de GenĂšve devrait faire serait d'engager les libraires Ă  n'en dĂ©biter dans le pays aucun exemplaire [de l'Ă©dition de 1715].

Adresse

GenĂšve


Lieux

Émission

NeuchĂątel

RĂ©ception

GenĂšve

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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