602 Lettres

Lettre 2127 de Pierre I Got à Jean-Alphonse Turrettini

Amsterdam 24.10.1710

Vous me faites toujours

Got est toujours heureux de recevoir des commissions de la part de JA [car elles sont la preuve de son souvenir] ; la dernière qu'il lui a transmise est plutôt du ressort de sa femme qui s'en est chargée très volontiers. Elle s'en serait déjà acquittée si, à cause de la vente publique d'étoffes qui se fait à présent à Amsterdam, on n'avait espérance de trouver les boutiques des marchands mieux fournies qu'elles ne le sont à présent, du moins pour ce qui concerne la marchandise plus nouvelle. Ils...

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Amsterdam 24.10.1710


Lettre autographe, signée, adressée. Inédite. (F et I)
Archives de la Fondation Turrettini (Genève), 1/Gd.G.13


Vous me faites toujours


Got est toujours heureux de recevoir des commissions de la part de JA [car elles sont la preuve de son souvenir] ; la dernière qu'il lui a transmise est plutôt du ressort de sa femme qui s'en est chargée très volontiers. Elle s'en serait déjà acquittée si, à cause de la vente publique d'étoffes qui se fait à présent à Amsterdam, on n'avait espérance de trouver les boutiques des marchands mieux fournies qu'elles ne le sont à présent, du moins pour ce qui concerne la marchandise plus nouvelle. Ils verront s'il y a quelque chose de beau et digne de l'épouse de JA. Il avait eu entre les mains 6 pièces de ces damas blancs qui étaient exactement ce qu'il aurait fallu pour JA, pour la qualité de l'étoffe et le prix. Got du reste les avait achetées sans nécessité, juste pour la beauté du tissu et le coût honnête. Il les a gardées longtemps et sa femme en a même fait un vêtement; il y avait tout de même un inconvénient, c'était leurs mesures. En effet chaque pièce faisait 20 aunes ou 20 aunes et demi de Hollande qui n'en font que 12 de France, ce qui est insuffisant pour un habit. C'est pourquoi dans un tel cas il faut en trouver une autre de même qualité et, le cas échéant, convaincre le marchand d'en couper une partie. Il espère s'acquitter de la commission dans quelques semaines, quand les marchands se seront approvisionnés auprès de la Compagnie des Indes qui, contrairement à ce que l'on croit, ne vend qu'en gros. Got lui recommande un proposant, Antoine Matthieu, qui va achever ses études à Genève. Il est né à Lausanne de parents [Louis et Susanne (?)] qui s'y étaient retirés depuis Nîmes d'où ils étaient partis. Actuellement, ils sont à Amsterdam où ils vivotent du travail de leurs mains. Ce fils, qui a vingt ans, est l'aîné; il a étudié à Amsterdam sous l'égide d'un vieux ministre qui, en trois ou quatre ans, l'a rendu capable de donner de fort bonnes propositions. On l'a par la suite envoyé à l'Académie de Franeker; après un an ou dix-huit mois de théologie, on l'a reçu proposant au synode wallon de Leeuwarden au mois de mai, avec approbation des examinateurs. Depuis il a donné plusieurs sermons à la place des pasteurs et on en a été tellement satisfait que certains particuliers, dont Got, ont décidé de l'envoyer à Genève se perfectionner. Son départ a été retardé à cause d'une indisposition qu'il a eue mais il va partir incessamment. Got demande à JA qu'il lui accorde de suivre, outre ses leçons publiques, les particulières qu'il donne quelquefois et de lui dispenser ses conseils. Il l'a recommandé aussi au cousin [Antoine] Rouvière. Got pense que le cousin de JA, Bénédict [III Turrettini (?)], est encore en Flandres où il s'est rendu voir les troupes avec son gouverneur et d'où il reviendra cet hiver. Son nom lui rappelle celui de l'oncle de bienheureuse mémoire [Bénédict II Turrettini].

Adresse

Genève


Lieux

Émission

Amsterdam

Réception

Genève

Conservation

Genève


Cités dans la lettre

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