172 Lettres

Lettre 1464 de Samuel Werenfels Ă  Jean-Alphonse Turrettini

BĂąle 17.03.1703

Scotus noster nunc

L'Écossais [Mac Gregory] se trouve actuellement dans une situation un peu meilleure grĂące au subside qu'il a reçu de la part de l'ambassadeur [Aglionby] de la reine [Anne Stuart]. On a ajoutĂ© Ă  son viatique l'argent que JA lui a destinĂ©. Il faut dire qu'il s'agit de quelqu'un qui est dans un dĂ©nuement total. Il a Ă©crit Ă  l'ambassadeur pour que celui-ci lui fasse obtenir un prolongement de son sĂ©jour au CollĂšge, ce qui ne devrait pas ĂȘtre difficile. Werenfels croit que les querelles de B[erne] so...

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BĂąle 17.03.1703


Lettre autographe, signée, adressée. Inédite. (L)
Archives de la Fondation Turrettini (GenĂšve), 1/Gd.W.3


Scotus noster nunc


L'Écossais [Mac Gregory] se trouve actuellement dans une situation un peu meilleure grĂące au subside qu'il a reçu de la part de l'ambassadeur [Aglionby] de la reine [Anne Stuart]. On a ajoutĂ© Ă  son viatique l'argent que JA lui a destinĂ©. Il faut dire qu'il s'agit de quelqu'un qui est dans un dĂ©nuement total. Il a Ă©crit Ă  l'ambassadeur pour que celui-ci lui fasse obtenir un prolongement de son sĂ©jour au CollĂšge, ce qui ne devrait pas ĂȘtre difficile. Werenfels croit que les querelles de B[erne] sont assoupies mais il ne sait pas encore quel jugement a Ă©tĂ© prononcĂ© par les magistrats. Il en est soulagĂ© parce qu'il n'a pas Ă©tĂ© sans crainte. Il faut dire que le nombre d'hommes modĂ©rĂ©s n'est pas aussi grand ici qu'on pourrait le croire. Au lieu de nuire [Ă  Jean-FrĂ©dĂ©ric I Ostervald], les clameurs de Zurich lui ont conciliĂ© la faveur du plus grand nombre. Le conflit a Ă©tĂ© suscitĂ© par la faction coccĂ©ienne; Ă  Schaffhouse aussi, beaucoup imputent l'origine de la querelle aux partisans de Cocceius, comme le lui a appris un correspondant. Les thĂ©ologiens bernois ont rĂ©pondu Ă  la lettre des BĂąlois et ils n'ont apparemment pas apprĂ©ciĂ© les conseils de ceux-ci, comme ils l'ont fait savoir dans des termes assez durs. Werenfels transcrit un passage de cette lettre. Les thĂ©ologiens bernois regrettent qu'une Église proche comme celle de BĂąle se soit dĂ©tachĂ©e de l'ancienne foi et, comme celles de France, ait versĂ© non seulement dans l'universalisme mais aussi et surtout dans l'arminianisme, avec tous les maux que cela entraine. Il y a des Églises aujourd'hui qui ne font plus de cas de la Confession helvĂ©tique ni de la Formula Consensus; les thĂ©ologiens bernois remettent cette triste situation entre les mains des Illustres seigneurs de la Suisse rĂ©formĂ©e et c'est sur cela qu'ils saluent les frĂšres bĂąlois. Que pense JA de cette formule finale? Werenfels sait qui a Ă©crit Ă  GenĂšve en faveur de l'Écossais; c'est un honnĂȘte homme et il l'a fait avec les meilleures intentions. Mais il croit savoir qu'il a fait mention de lui dans cette lettre, alors que Werenfels ne l'a pas chargĂ© de quoi que ce soit. Il fĂ©licite JA et [Louis I] Tronchin d'avoir Ă©tĂ© reçus par la SociĂ©tĂ© anglicane. Il a envoyĂ© ces jours-ci Ă  A.N.N. cet Ă©crit sur la justification; s'il est d'accord avec lui, Werenfels l'enverra Ă  un ami Ă  Berne. Il rappelle Ă  JA la promesse que celui-ci lui a faite de lui transmettre la lettre que la VĂ©nĂ©rable Compagnie de GenĂšve a Ă©crite Ă  Berlin; il se rĂ©jouit des efforts que GenĂšve fait pour la rĂ©conciliation. Il est aussi content d'apprendre l'Ă©tat florissant de la BibliothĂšque genevoise; dommage qu'on ne puisse pas en dire autant de celle de BĂąle. Il joint Ă  cette lettre quelques-unes de ses bagatelles poĂ©tiques qui touchent au livre rĂ©cemment imprimĂ© [?].

Adresse

GenĂšve


Lieux

Émission

BĂąle

RĂ©ception

GenĂšve

Conservation

GenĂšve


Cités dans la lettre

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